Séville se poursuit au-delà de ses monuments les plus visités. Cet itinéraire de deux ou trois jours explore les ateliers de Triana, les patios des quartiers du nord, les marchés de quartier et les villes historiques de la campagne environnante.
Jour 1 : Triana, la céramique et l’autre rive
Commencez tôt au marché de Triana, lorsque les étals de fruits, de poissons et de charcuteries donnent encore le rythme de la matinée. C’est un bon endroit pour prendre le petit-déjeuner avant de parcourir Callao, Antillano Campos et Alfarería, trois rues liées à une activité qui a largement façonné l’image de Séville : la céramique.
La visite incontournable est celle du Centro Cerámica Triana, installé dans une ancienne fabrique et organisé autour de fours d’origine, de pièces historiques et d’explications sur les techniques de poterie du quartier. Il ouvre du mardi au dimanche et se trouve à proximité du marché, ce qui permet de combiner les deux étapes sans se presser.
Poussez ensuite la porte des ateliers et des boutiques alentour. Au lieu de vous contenter de choisir un carreau, demandez où il a été fabriqué, quelle technique décorative a été utilisée ou si l’établissement accepte les commandes. Certains studios proposent des séances pour peindre votre propre pièce. Mieux vaut les réserver au début du séjour, car la cuisson peut vous obliger à récupérer votre création un ou deux jours plus tard.
Triana conserve aussi d’anciens corrales et des maisons collectives traditionnelles, comme le Corral de los Corchos (calle Alfarería, 138), le Patio de las Flores (calle Castilla, 16) ou le Corral de San Jorge (calle San Jorge, 19). Beaucoup sont des habitations privées que l’on ne peut observer que depuis la rue ou lors d’ouvertures ponctuelles. La règle est simple : ne franchissez pas une grille fermée et ne transformez pas un patio habité en décor photographique.
Pour déjeuner, retournez au marché ou cherchez une table dans les rues San Jacinto, Castilla ou Pureza. L’après-midi, gagnez l’île de la Cartuja, de préférence en bus, à vélo ou en taxi pendant les mois les plus chauds. Le Centro Andaluz de Arte Contemporáneo occupe l’ancien monastère de Santa María de las Cuevas. Cloîtres, jardins, fours à céramique et cheminées industrielles accompagnent les expositions : le bâtiment est donc aussi intéressant que sa programmation. Prévoyez au moins deux heures.
Terminez la journée au bord du Guadalquivir. Le chemin du retour permet de rejoindre Triana lorsque les petites boutiques rouvrent et que les terrasses reprennent vie.
Jour 2 : Feria, San Luis et l’Alameda
Le deuxième jour se parcourt entièrement à pied. Commencez par le marché de la calle Feria, près de l’église Omnium Sanctorum. Si vous êtes là un jeudi, vous découvrirez également El Jueves, un marché aux antiquités et aux objets d’occasion qui occupe la rue le matin. Les autres jours, le marché couvert et ses petits bars méritent tout autant l’arrêt.
À proximité se trouve le Palacio de los Marqueses de la Algaba. Sa cour à portiques et son centre consacré à l’art mudéjar offrent une visite courte et généralement paisible, surtout le matin. Le palais ouvre du lundi au samedi, avec des horaires spécifiques en été et lors de certaines fêtes.
Poursuivez par la Plaza del Pumarejo et la calle San Luis, en vous arrêtant aux églises San Marcos et Santa Marina avant de rejoindre San Luis de los Franceses. Derrière une façade relativement sobre se cache l’un des intérieurs baroques les plus élaborés de la ville. L’ensemble ouvre du mardi au dimanche ; en juillet et en août, les visites se concentrent généralement entre le matin et le début de l’après-midi.
De là, faites un détour par l’Espacio Santa Clara, un ancien couvent devenu centre culturel, avec des patios, des jardins et la Torre de Don Fadrique. Rejoignez ensuite l’Alameda de Hércules par les rues adjacentes. Relator, Peris Mencheta et Calatrava réunissent librairies, studios créatifs, petites boutiques et bars fréquentés par les habitants.
Aux heures les plus chaudes, ralentissez le rythme. Un déjeuner prolongé, une exposition ou une pause à l’hébergement permettent de réserver l’Alameda pour après 19 heures, lorsque les places s’animent de nouveau. Inutile d’enchaîner une longue liste d’adresses : choisissez une terrasse ombragée, prenez un verre et poursuivez jusqu’à la place suivante.
Jour 3 : trois excursions possibles
Pour une sortie d’une demi-journée, l’option la plus simple est Itálica, à Santiponce. Des bus métropolitains partent de la gare routière de Plaza de Armas. L’amphithéâtre, les rues pavées et les mosaïques des anciennes maisons romaines se découvrent idéalement tôt le matin. Entre fin juin et septembre, le site ferme à 15h00 ; il reste fermé le lundi pendant la majeure partie de l’année.
Itálica
Complétez l’excursion par le proche monastère de San Isidoro del Campo, où se mêlent éléments gothiques et mudéjars, puis revenez à Séville pour passer l’après-midi au bord du fleuve.
Carmona mérite une journée complète. Entrez dans la vieille ville par la Puerta de Sevilla, poursuivez jusqu’à la Plaza de San Fernando et parcourez les rues blanchies à la chaux qui mènent à Santa María et aux belvédères sur la campagne. La nécropole romaine, située hors de l’enceinte fortifiée, se visite de préférence tôt le matin ou en dehors des mois les plus chauds.
Osuna demande un peu plus de temps, mais propose un parcours urbain très compact. La calle San Pedro rassemble des palais de pierre ; l’ancienne université et la collégiale se trouvent dans la partie haute de la ville. On peut s’y rendre en train depuis Séville, mais mieux vaut vérifier les horaires avant d’organiser la journée.
Comment organiser l’escapade
Avec deux jours, consacrez le premier à Triana et à la Cartuja, puis le second à Feria, San Luis et l’Alameda. Avec trois jours, ajoutez Itálica pour une courte sortie ou choisissez Carmona ou Osuna afin de découvrir les paysages et l’architecture de la campagne sévillane.
Carmona
Entre mai et septembre, concentrez les promenades en extérieur entre 9h00 et 13h30, puis ressortez après 19h00. Les musées, les marchés couverts et les longs déjeuners sont de meilleurs alliés que la traversée de la ville à midi. Emportez de l’eau, protégez-vous du soleil, portez des chaussures adaptées aux rues pavées, vérifiez les fermetures du lundi et réservez les ateliers artisanaux à l’avance.
Cet itinéraire ne remplace pas la Séville monumentale : il l’élargit avec des patios habités, des ateliers en activité, des places de quartier et des villes où l’histoire se découvre à un autre rythme.
Il y a des villes dont on garde le souvenir pour une image : une place, une cathédrale, une façade au soleil. Séville, elle, reste aussi en mémoire par ce que l’on entend.
Par les cloches qui marquent l’heure dans le centre, par une guitare qui s’échappe d’une fenêtre ouverte, par les palmas qui naissent lors d’une réunion de famille, par le murmure des bars, par une fanfare qui répète avant la Semaine sainte, par un chœur qui traverse une rue sans se transformer en spectacle.
À Séville, la musique n’apparaît pas uniquement lorsque l’on achète un billet. Elle est présente dans la façon de marcher, de parler, d’attendre, de célébrer. Le flamenco est la racine la plus reconnaissable, bien sûr, mais ce n’est pas la seule. La ville résonne aussi de guitares dans les patios, de coplas fredonnées au comptoir, de jazz dans de petites salles, d’indie dans les bars du centre, de cuivres et de tambours lors des répétitions de fanfares, de sevillanas dans les fêtes populaires et de voix qui se mêlent sans demander la permission.
Pour comprendre réellement Séville, il faut l’écouter, pas seulement la regarder.
Une ville avec son propre rythme
Le premier son de Séville est souvent celui de ses rues. Dans le centre historique, en particulier autour de la Cathédrale, de Santa Cruz, d’El Salvador ou de la Alfalfa, la journée commence par des pas sur la pierre, des rideaux métalliques que l’on lève et des cloches qui ordonnent le temps. Nul besoin de chercher longtemps : Séville possède une présence sonore constante, plus intense que bruyante, faite de couches successives.
L’après-midi, lorsque la lumière baisse, à Triana, dans l’Alameda, à la Macarena ou à San Lorenzo, la musique se mêle à la vie du quartier. Elle sort parfois d’un lieu où un concert est programmé ; d’autres fois d’une peña, d’une répétition, d’une maison, d’une église, d’un groupe qui se réunit sans prétention. C’est cette Séville qui intéresse les voyageurs en quête de culture vivante : non pas une musique placée comme un décor, mais une musique qui fait partie du quotidien.
Le flamenco, oui, mais dans son contexte
Parler de Séville et de musique implique de parler de flamenco, mais mieux vaut le faire sans le réduire à une carte postale. Le flamenco ne se résume pas à un spectacle du soir ni à l’image d’une robe rouge pour touristes. À Séville, il est mémoire, langage, quartier, famille, métier et scène contemporaine. Il est dans les tablaos, mais aussi dans les peñas, les écoles, les patios, les bars et dans la manière dont certaines personnes accompagnent une phrase d’une palma.
Triana est l’un des lieux clés pour approcher cette racine. De l’autre côté du Guadalquivir, le quartier conserve une identité très marquée : rues populaires, tradition céramique, mémoire gitane, bars de toujours et relation profonde avec le cante et le baile. Marcher dans la calle Pureza, rejoindre la plaza del Altozano, entrer par San Jacinto ou se perdre dans des rues moins fréquentées aide à comprendre qu’ici le flamenco n’est pas une étiquette, mais une partie d’une longue histoire.
El Arenal offre une autre lecture. Entre la Cathédrale, la Maestranza et le fleuve, ce quartier a longtemps été lié au mouvement, au commerce, aux métiers et aux théâtres. Sa relation avec le flamenco se mêle à la vie urbaine du centre : visiteurs, habitants, bars, scènes et activité culturelle toujours très présente. C’est un bon secteur pour ceux qui veulent associer promenade monumentale, dîner et musique sans grands déplacements.
L’Alameda de Hércules et le secteur de la Macarena montrent une autre Séville. Plus alternative, plus nocturne, plus métissée. Ici, le flamenco cohabite avec des concerts en petit format, des auteurs-compositeurs, du rock, de la pop, du jazz, des sessions de DJ, des bars culturels et de longues terrasses où la nuit commence sans horaire précis.
Le centre : cloches, patios et musique dans les petits bars
Dans des zones comme El Salvador, la Alfalfa, San Lorenzo ou la Encarnación, la musique se mêle aux tapas. Il y a des bars qui programment des concerts, des lieux de musique live, des soirées open mic, des espaces de jazz, de pop ou de rock, et des terrasses où le son principal reste la conversation.
Parmi les lieux qui apparaissent souvent dans les itinéraires de musique live, on trouve des salles et des bars comme :
L’essentiel est de consulter la programmation avant d’y aller et de choisir selon le type de soirée recherché : flamenco informel, jazz, rock, chanson d’auteur, indie ou simplement un bar à l’ambiance agréable.
Où écouter Séville sans impression de mise en scène
Ceux qui veulent écouter de la musique à Séville sans tomber dans une expérience trop touristique peuvent combiner plusieurs plans.
Le premier consiste à consacrer un après-midi à Triana, sans hâte et sans réservation fermée dès le départ. Se promener, dîner tôt, observer l’ambiance et choisir un petit lieu où la musique reste proche. Le deuxième est d’explorer l’Alameda un soir de semaine ou du jeudi au samedi, quand la programmation des bars et des salles est généralement plus active. Le troisième est de chercher une peña flamenca ou un espace culturel avec des représentations moins massives, où le public local est présent.
Cela vaut également la peine de prêter attention aux patios. Certains hôtels, maisons-palais, centres culturels et lieux patrimoniaux organisent des concerts en formats réduits, surtout au printemps et en été. L’expérience change beaucoup : une guitare ou une voix dans un patio sévillan n’a pas besoin de grands effets. L’architecture fait une partie du travail.
Une autre façon d’écouter la ville consiste à faire coïncider le voyage avec des fêtes, des répétitions ou des calendriers locaux.
Séville, au-delà de la carte postale
Séville est une ville très photographiée, mais elle ne s’épuise pas dans le visuel. La Giralda, le fleuve, les patios, les azulejos et les orangers expliquent une partie du voyage. L’autre partie se trouve dans ce qui résonne. C’est pourquoi la meilleure façon de connaître Séville n’est pas seulement d’aller de monument en monument, mais de marcher l’oreille attentive. La musique est sur les scènes, mais aussi dans la rue. Elle est dans le flamenco, mais aussi dans les fanfares, les bars, les patios et la vie quotidienne. Séville résonne à la fois de tradition et de présent. Et lorsqu’on l’écoute bien, on la comprend autrement.
À quelques pas de l’agitation du centre, il existe un lieu où Séville baisse la voix. Cloîtres lumineux, peinture baroque et silence andalou : le Musée des Beaux-Arts est la visite culturelle qui transforme une escapade en une expérience plus profonde.
Le musée qui explique Séville (au-delà de la Cathédrale et de l’Alcázar)
Il y a des voyageurs qui arrivent à Séville, visitent la Cathédrale, parcourent le Real Alcázar et repartent convaincus d’avoir compris la ville. Mais Séville s’explique aussi dans des intérieurs silencieux, dans des toiles où la lumière tombe sur un habit blanc, dans l’intensité mystique du baroque andalou.
Le Musée des Beaux-Arts de Séville est, après le Prado, l’une des pinacothèques les plus importantes d’Espagne. Et pourtant, il reste un musée à taille humaine : il ne submerge pas, n’exige pas de marathon culturel et se parcourt calmement, presque intimement. Ici, on comprend quelque chose d’essentiel : la Séville du Siècle d’Or ne fut pas seulement commerce et splendeur architecturale, mais aussi peinture, spiritualité et une manière très précise de représenter la lumière.
Un ancien couvent transformé en musée : cloîtres, chaux et silence
Le musée occupe l’ancien Couvent de la Merced, fondé au XVIIe siècle. Et cette dimension conventuelle n’est pas un détail : elle définit toute l’expérience.
Cours avec orangers, galeries d’arches blanches, azulejos discrets et lumière filtrée. Avant même de regarder un tableau, le visiteur a déjà changé de rythme. Le bruit de la ville reste dehors ; à l’intérieur, l’écho est doux et le temps semble s’étirer. Ce contexte architectural fait partie du charme : ce n’est pas seulement une collection, c’est un lieu doté d’une atmosphère. L’un de ces espaces où l’on a envie de s’asseoir quelques minutes sur un banc et simplement observer.
Le baroque sévillan : la lumière en protagoniste
S’il y a un mot-clé pour comprendre ce musée, c’est baroque. Et s’il y a un nom incontournable, c’est Bartolomé Esteban Murillo. Murillo (1617–1682) fut l’un des grands peintres du baroque espagnol et, probablement, l’artiste qui sut le mieux traduire la sensibilité de la Séville du Siècle d’Or en images. Il naquit et travailla presque toute sa vie à Séville, une ville qui, au XVIIe siècle, était un important centre commercial et religieux. Sa peinture est profondément liée à ce contexte : couvents, confréries et commandes ecclésiastiques marquèrent une grande partie de sa production. Murillo développa un style lumineux, doux et émotionnel, qui connut un immense succès non seulement en Espagne, mais aussi en Europe.
Les salles consacrées à Murillo sont le cœur du parcours du musée. Ses Immaculées, ses scènes religieuses et ses figures enveloppées d’une lumière douce aident à comprendre la sensibilité sévillane du XVIIe siècle : dévotion, tendresse, humanité.
À ses côtés, l’intensité de Francisco de Zurbarán, autre grand peintre baroque, apporte un contraste fascinant. Ses saints, austères et presque sculpturaux, émergent de fonds sombres avec une force presque physique. L’énergie dramatique de Juan de Valdés Leal apparaît également, introduisant un baroque plus inquiet, plus théâtral.
Il n’est pas nécessaire de parcourir chaque salle avec obsession. Il suffit de s’arrêter devant quelques œuvres clés et d’observer comment la peinture sévillane construit une identité propre : religieuse, certes, mais profondément liée à la vie quotidienne et à l’émotion.
Au-delà du baroque : échos romantiques et costumbristes
Le musée ne se limite pas au Siècle d’Or. Aux étages supérieurs apparaissent des artistes du XIXe siècle qui réinterprètent l’Andalousie à travers un regard romantique et costumbriste. Ici, la ville change : patios populaires, scènes taurines, portraits bourgeois. C’est une autre manière de comprendre Séville, plus proche de l’imaginaire que de nombreux voyageurs portent en eux. Le contraste avec le recueillement baroque enrichit la visite et complète le récit visuel de la ville.
Comment intégrer la visite dans une matinée sans hâte
L’une des grandes qualités du Musée des Beaux-Arts est sa situation. Situé près de la Plaza del Museo et à quelques minutes à pied du centre historique, il s’intègre facilement dans un itinéraire tranquille.
Proposition simple pour une matinée culturelle :
Arriver dès l’ouverture, lorsque les salles sont presque vides.
Parcourir calmement les salles baroques, sans chercher à tout voir.
Faire une pause dans l’un des patios intérieurs.
Se diriger vers le quartier de l’Arenal ou la zone de l’Alameda pour déjeuner sans hâte.
En deux heures bien employées, l’expérience est complète. Sans foules, sans files interminables, sans sensation de « liste de monuments ».entos”.
L’entrée est gratuite pour les citoyens de l’Union européenne et proposée à tarif réduit pour les visiteurs extracommunautaires, ce qui en fait l’un des grands musées les plus accessibles d’Espagne.
Les billets s’achètent directement au guichet ; il n’est généralement pas nécessaire de réserver à l’avance, sauf pour certaines expositions temporaires spécifiques.
Le musée est ouvert du mardi au dimanche (fermé le lundi) et les horaires peuvent varier légèrement selon la saison ; il est donc conseillé de consulter le site officiel avant la visite.
Pour le parcourir tranquillement, entre 1h30 et 2h suffisent. Ce n’est pas un musée écrasant, et cela fait partie de son charme.
Des ateliers et des activités pédagogiques ponctuelles sont également organisés, notamment le week-end et pendant les périodes de vacances, ce qui peut en faire une option intéressante pour les familles à la recherche d’une expérience culturelle calme et bien contextualisée.
Une visite pour ceux qui cherchent davantage
Le Musée des Beaux-Arts ne rivalise pas avec la spectaculaire mise en scène des grands symboles sévillans. Il n’a ni tours, ni jardins palatiaux, ni records architecturaux. Il possède autre chose : de la profondeur.
C’est la visite parfaite pour ceux qui ont déjà vu l’essentiel et souhaitent comprendre la ville de l’intérieur. Pour les couples qui préfèrent le silence à la foule. Pour les voyageurs culturels qui savent que, parfois, un seul musée peut expliquer une ville mieux que dix monuments.
À Séville, la lumière n’est pas seulement dans le ciel : elle est aussi dans les tableaux. Et la découvrir dans les salles tranquilles du Musée des Beaux-Arts est une manière élégante — et encore peu exploitée — de compléter le voyage.
C’est bientôt le Carnaval 2026. Crêpes, musique, danses et masques sont prêts à remplir et animer les villes européennes, mais connaissez-vous l’origine de cette fête d’hiver ? Dans cet article, je vous raconte la naissance de l’événement le plus attendu de février et je vous recommande les meilleures destinations européennes pour célébrer le carnaval 2026.
Les origines du Carnaval
Le Carnaval (du latin carnem levare, « éliminer la chair ») est une fête qui trouve son origine dans la tradition chrétienne. Elle est étroitement liée au Carême, la période d’abstinence et de jeûne qui précède Pâques.
Malgré le lien avec la chrétienté, les festivités s’inspirent également du paganisme, en particulier des Dionysies et des Saturnales, qui, pour les Grecs et les Romains, représentaient des moments de fête, de chaos et de divertissement, qui par la suite, au cours des siècles, se sont enrichis de masques et de déguisements.
Où célébrer le Carnaval 2026 : les meilleures destinations en Europe
En 2026, Pâques sera célébré le 5 avril, ce qui signifie que les célébrations du carnaval culmineront entre le 12 i le 17 février, respectivement le jeudi et le mardi gras.
Toutefois, dans certaines villes, le carnaval ne dure pas seulement quelques jours, c’est un véritable rendez-vous incontournable, riche en traditions, qui anime la quasi-totalité du mois de février. Vous voulez savoir où ? Si vous cherchez des idées, voici les meilleures destinations pour célébrer le Carnaval 2026.
Carnaval 2026 à Venise : une tradition qui remonte à plusieurs siècles
Le Carnaval 2026 animera les rues de Venise du 31 janvier au 17 février : dix-huit jours de divertissement, de musique, de danse et de masques entre les canaux et les « champs », comme sont désignées les places de la ville.
Il s’agit non seulement d’un des rendez-vous les plus attendus de l’année, mais également d’une tradition qui remonte à plusieurs siècles et qui date officieusement de 943, et officiellement de 1296, lorsque, pour la première fois, un édit de la Sérénissime déclara officiellement « férié » le jour précédant le Carême. C’est ainsi que commencèrent les célébrations qui aujourd’hui, plus de sept cents ans plus tard, s’étendent sur la quasi-totalité du mois de février.
Si vous décidez de vous envoler pour Venise à l’occasion du Carnaval 2026, je vous recommande de ne pas manquer les trois événements emblématiques de cette fête.
Le premier est le Corteo Acqueo où hommes et femmes en costumes traditionnels de la lagune défilent le long du Grand Canal inaugurant le Carnaval. Le deuxième est la Festa delle Marie, une tradition qui semble remonter jusqu’à 943 et dont les protagonistes sont représentées par douze jeunes filles vénitiennes, vêtues de costumes typiques, qui défilent jusqu’à la place Saint-Marc, où la plus belle d’entre elles est couronnée. Le troisième, et peut-être le plus connu à l’échelle internationale, est le Volo dell’Angelo, qui prévoit la descente, depuis le Campanile de Saint-Marc, d’une jeune fille masquée, généralement la gagnante de la Festa delle Marie de l’année précédente ; un moment extrêmement émouvant qu’il convient de vivre le nez en l’air.
Pour toutes les mises à jour concernant le Carnaval de Venise 2026, je vous recommande de consulter le site officiel.
Le Carnaval 2026 à Nice : entre chars allégoriques et batailles de fleurs
Avec celui de Venise, le Carnaval de Nice est l’un des plus célèbres d’Europe, ainsi que le plus grand et le plus attendu de France, et cette année, il aura lieu du 11 février au 1 mars.
Célébré avec certitude depuis 1294, le carnaval niçois est aujourd’hui caractérisé par un vastedéfilé animé de chars allégoriques. La tradition remonte à 1882, lorsqu’Alexis Mossa et son fils Gustav-Adolf Mossa, deux artistes locaux, réalisèrent le premier char du « Carnaval de Sa Majesté ».
Néanmoins, la date de naissance officielle de l’événement est 1873 : lorsque le Niçois Andriot Saëtone fonda le « Comité du Festival », responsable de l’organisation des festivités.
De nombreux rendez-vous à vivre aux premières loges, des défilés aux spectacles organisés entre la Promenade des Anglais et la Place Masséna ( indiqués sur le site officiel). Cependant, si vous choisissez Nice comme destination, ne manquez sous aucun prétexte la Bataille des fleurs, qui a lieu tous les mercredis et samedis, lorsque des chars décorés de compositions florales colorées défilent en lançant des pétales et des fleurs sur la foule.
Santa Cruz de Tenerife : un hymne à la diversité et un Carnaval record
Situéedans l’archipel des Canaries, Santa Cruz de Tenerife est jumelée avec Rio de Janeiro et ce n’est pas un hasard puisqu’il s’agit de l’un des carnavals les plus animés d’Europe, qui égayera cette année la ville du 16 janvier au 22 février 2026.
Datant du XVIIe siècle et initialement célébré par un échange de vêtements – les hommes s’habillaient en femmes et vice versa -, le Carnaval de Tenerife a toujours été un hymne à la diversité, au-delà des règles et des frontières et, aujourd’hui, c’est un rendez-vous incontournable pour la communauté LGBTQ+, ainsi que pour tous les adeptes de cette fête qui souhaitent vivre au moins une fois dans leur vie une expérience aussi surréaliste qu’amusante.
Chaque année, le carnaval de Santa Cruz de Tenerife a un thème différent, et « rythmes latins » a été choisie pour 2026, transformant l’événement en une occasion d’en apprendre davantage sur la musique et les danses du monde latin.
Petite curiosité. Saviez-vous qu’en 1987, le Carnaval de Tenerife est entré dans le Guinness World Record ? Le mérite en revient au spectacle de la chanteuse cubaine Celia Cruz, accompagnée pour l’occasion de la musique de l’orchestre Billo’s Caracas Boys, qui est parvenue à attirer plus de 250 000 spectateurs sur une seule place : un véritable record encore invaincu aujourd’hui.
Carnaval 2026 à Cadix : l’événement masqué le plus impertinent d’Europe
Nous restons en Espagne, mais cette fois, nous nous envolons vers l’Andalousie et Cadix (avec Volotea, vous pouvez atterrir dans la charmante ville voisine de Séville), où se déroule l’un des carnavals les plus impertinents et subversifs d’Europe. Le rendez-vous, qui cette année sera renouvelé du 12 au 22 février, est en effet toujours caractérisé par l’ironie, les jeux de mots, le sarcasme et une parodie (pas toujours) bienveillante des sujets les plus brûlants de l’actualité.
L’événement remonte à 1600 et est lié aux communautés ligures – en particulier génoises – qui se sont déplacées ici après la défaite ottomane.
À Cadix, au lieu des masques typiques des carnavals européens, vous verrez défiler des personnes au visage peint et vêtues de costumes polémiques et pourrez assister aux spectacles des groupes satiriques connus tels que comparsas, chirigotas et coros.
Les premiers chantent notamment à propos de politique et de sujets d’actualité, mais dans des tons provocateurs ; les seconds abordent les mêmes thèmes, mais avec un sens de l’humour ; les troisièmes, en revanche, jouent du luth et de la guitare au rythme du Tango de Carnaval, alternant entre un répertoire comique et plus sérieux. Finalement, tous ensemble, ils s’affrontent à l’intérieur du Gran Teatro Falla, où se déroule le concours annuel, également diffusé sur les télévisions régionales.
Maintenant que vous avez découvert certains des Carnavals les plus curieux d’Europe, il ne vous reste plus qu’à choisir votre destination et à réserver votre vol. Bon voyage !
Séville, avec son charme unique et sa vie culturelle dynamique, est une destination qui ne peut pas manquer sur votre liste de voyage en 2026. Cette ville andalouse, qui combine un riche patrimoine historique avec une énergie contemporaine, fera de votre séjour une expérience inoubliable.
Avec son mélange unique d’influences arabes, gitanes, chrétiennes et américaines, Séville a été une inspiration pour des artistes, des écrivains et des voyageurs comme vous. Lorsque vous arrivez dans la ville et que vous commencez à vous balader dans ses rues, vous réaliserez que c’est comme parcourir les pages d’un livre rempli d’histoire, d’art et de vie. Laissez-vous emporter par le flamenco, les processions et une multitude de traditions et d’événements qui vous enchanteront !
Voici les fêtes et traditions que vous ne pouvez pas manquer en 2026, pour profiter au maximum de l’essence de Séville.
Pourquoi Séville est-elle une destination incontournable en 2026 ?
Séville ne se limite pas à sa magnifique architecture et à ses rues chargées d’histoire ; c’est un lieu où les traditions prennent vie. En 2026, la ville promet un calendrier riche en événements qui célèbrent sa richesse culturelle, spirituelle et sociale.
L’équilibre parfait entre tradition et modernité
Ce qui rend Séville unique, c’est sa capacité à préserver ses origines tout en adoptant la modernité. Ses fêtes reflètent cette dualité, car elles constituent le cadre idéal pour découvrir à la fois ses traditions millénaires et sa vie contemporaine animée. Que vous soyez à la recherche d’une connexion spirituelle, d’une expérience culturelle ou, tout simplement, de profiter de la vie sociale à l’andalouse, Séville abrite quelque chose pour vous.
Les fêtes et traditions incontournables de Séville en 2026
Rois mages
Date et lieu : 5 janvier, dans toute la ville.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : la Cabalgata de Reyes Magos est un événement magique qui marque le début de l’année avec des défilés pleins de couleurs, des chars impressionnants et des tonnes de bonbons.
Caractéristiques uniques : chaque quartier apporte sa touche spéciale, et la Plaza Nueva est l’épicentre de la célébration.
Conseils : arrivez tôt pour vous assurer d’être bien placé(e) et apportez des sacs pour ramasser les bonbons.
Semaine sainte
Date et lieu : du 29 mars au 5 avril 2026, dans toute la ville.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : Considérée comme l’une des plus spectaculaires d’Espagne, la Semaine Sainte de Séville combine foi, art et dévotion dans des processions inoubliables.
Caractéristiques uniques : les confréries défilent avec leurs démarches impressionnantes, accompagnées des saetas et du son des tambours.
Conseils : réservez votre hébergement à l’avance et consultez les horaires des processions les plus emblématiques, comme celle du Gran Poder ou de la Macarena.
Feria de Abril
Date et lieu : du 21 au 26 avril 2026, au Real de la Feria.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : il s’agit de la fête la plus joyeuse de Séville, remplie de casetas, de flamenco et de bonne humeur.
Caractéristiques uniques : l’éclairage de la façade portail et la parade équestre sont des moments emblématiques.
Conseils : Si vous n’avez pas accès à une caseta privée, cherchez les casetas publiques pour profiter au maximum. Vous pouvez lire notre entretien avec Yose pour des recommandations locales sur la Feria de Abril.
Corpus Christi
Date et lieu : 4 juin, dans le centre historique
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : cette célébration religieuse solennelle se distingue par ses processions chargées de tradition.
Caractéristiques uniques : l’autel éphémère à l’intérieur de la Cathédrale et les rues décorées avec des roseaux et des fleurs sont un véritable spectacle pour les yeux.
Conseils : arrivez tôt pour assister à la sortie de la garde.
Nuit de la Saint-Jean
Date et lieu : 23 juin, dans différents quartiers de Séville.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : Cette nuit magique célèbre le solstice d’été avec des feux de joie, de la musique et de la danse.
Caractéristiques uniques : les feux de joie sur le fleuve Guadalquivir et les activités à Triana sont particulièrement populaires.
Conseils : portez des chaussures confortables et dégustez la gastronomie typique de cette soirée.
Velá de Santa Ana
Date et lieu : fin juillet, dans le quartier de Triana.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : il s’agit de l’une des fêtes les plus authentiques de Séville, lors de laquelle l’on célèbre la sainte patronne de Triana.
Caractéristiques uniques : compétitions d’aviron, concerts et une ambiance très familiale.
Conseils : baladez-vous à travers le Callejón de la Inquisición pour ressentir l’essence du quartier.
Velá de la Virgen de la Paloma
Date et lieu : août, dans le quartier de l’Arenal.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : bien que moins connue, cette velá combine la dévotion et le divertissement avec des activités pour tous les âges.
Caractéristiques uniques : Les concerts en plein air et les tapas typiques font de cette fête une expérience complète.
Conseils : profitez-en pour explorer le quartier de l’Arenal pendant la journée.
Feria de San Miguel
Date et lieu : septembre, au Real de la Feria.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : Avec une ambiance plus détendue que la Feria de Abril, cette feria est idéale pour profiter de l’art équestre et de la gastronomie.
Caractéristiques uniques : les parades équestres sont au centre de l’attention.
Conseils : goûtez les vins locaux et les tapas traditionnelles dans les casetas.
Jour de la Toussaint
Date et lieu : 1er novembre, dans les cimetières et sur les marchés locaux.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : il s’agit d’un moment pour rendre hommage aux défunts, accompagné de traditions gastronomiques comme les huesos de santo.
Caractéristiques uniques : les gerbes de fleurs dans les cimetières et les marchés remplis de friandises typiques.
Conseils : Visitez le cimetière de San Fernando pour vous immerger dans la tradition.
Noël
Date et lieu : à partir de début décembre jusqu’au 6 janvier, dans toute la ville.
Pourquoi c’est à ne manquer sous aucun prétexte : la période de Noël transforme Séville en un véritable conte de fées, avec des lumières scintillantes, des crèches spectaculaires et une atmosphère chaleureuse dans chaque recoin.
Caractéristiques uniques : Séville se distingue par ses impressionnants marchés de Noël, comme celui de la Plaza Nueva et celui de l’Avenida de la Constitución, où vous trouverez des produits artisanaux, des friandises typiques tels que les polvorones et des produits locaux. Les crèches, vivantes ou statiques, sont une autre des grandes traditions sévillanes à cette époque de l’année. Parmi les événements marquants, il convient de mentionner la Cartographie de Noël sur la façade de la mairie, les Zambombas Flamencas à Triana et dans d’autres quartiers, qui combinent des chants de Noël traditionnels avec l’art du flamenco, et les activités organisées sur la Plaza de San Francisco, qui abrite généralement des patinoires et des attractions pour toute la famille.
Conseils : Profitez des illuminations de Noël en vous baladant dans les rues principales du centre-ville, comme Sierpes et Tetuán. Goûtez les friandises de Noël sévillanes telles que les yemas de San Leandro ou les alfajores, disponibles dans les couvents et les pâtisseries traditionnelles. Pour terminer l’expérience, allez visiter la crèche vivante dans un village situé à proximité, comme par exemple Alcalá del Rio, pour une véritable immersion dans les fêtes de Noël andalouses.
En 2026, Séville sera le lieu idéal pour vous immerger dans la richesse de la vie culturelle, sociale et spirituelle de l’Andalousie. Faites vos valises et préparez-vous à découvrir la raison pour laquelle Séville constitue l’un des joyaux les plus étincelants d’Espagne. Nous vous attendons !
Laissez-vous emporter par la magie de l’apéro à Séville, où dans les bars historiques et de quartier, votre boisson est accompagnée d’une tapa gratuite (ou presque) : un itinéraire sensoriel et frais pour savourer l’authenticité de la ville andalouse.
Séville : chaleur, tradition et bonne humeur partagée
Séville, c’est de la pure poésie en mouvement. Sa lumière dorée glisse à travers les ruelles du quartier de Santa Cruz, ses habitants vibrent avec des flamencos spontanés, et la ville entière inspire la vie et la tradition. Entre orangers en fleurs, patios blanchis à la chaux et le murmure du Guadalquivir, Séville se savoure avec le regard et le palais. La Feria, l’agitation de la rue Betis, la Alameda et son art de rue… tout est réuni pour faire de Séville une destination irrésistible.
Prendre l’apéro comme le veut la tradition à Séville
À Séville, lorsque l’on prend l’apéro, on ne se contente pas de manger, c’est un véritable rituel sensoriel. Une bière et hop, une tapa qui arrive avec une élégance spontanée. Pois chiches aux épinards, petit sandwich à la viande, friture de petits poissons, croquettes, filet de porc au whisky : un défilé de saveurs qui accompagnent les conversations, les toasts, les sourires sous la lumière du soir. On prend l’apéro au comptoir, on partage, on salue le voisin d’à côté, on déguste lentement, tranquillement et sans se presser.
10 bars de Séville dans lesquels le rituel de la tapa bon marché perdure
Casa Gálvez(Quartier de Nervión). Un bar réputé pour ses tapas incontournables : l’on y sert des tapas généreuses à des prix très bas, avec un menu écrit à la main sur un grand tableau noir.
Casa Morales (Quartier de la cathédrale). Un classique à l’ancienne, avec comptoir rustique et menu offrant une large sélection de tapas traditionnelles. Dans cette ancienne cave, fondée en 1850 et fréquentée à toute heure, on peut croiser Rosalia ou une autre célébrité en train de déguster des boulettes de viande avec les locaux.
El Rinconcillo (Centre historique). Le bar le plus ancien de Séville, qui compte plusieurs siècles de gloire, idéal pour déguster des pois chiches aux épinards ou de la morue au vin.
Bodeguitas Antonio Romero(plusieurs établissements). Caves traditionnelles où le montadito de pringá (petit sandwich à la viande) et l’ambiance typique vous raviront.
Bodega Santa Cruz Las Columnas (Centre historique). Bar historique fréquenté par les locaux, tapas bon marché, jambon frais et l’addition écrite à la craie sur le comptoir.
Flor de Toranzo(Centre historique). Bar historique situé dans la vieille ville, petits sandwichs comme celui aux anchois et au lait concentré ou celui au filet de porc aux pommes, le tout dans une ambiance typique.
Taberna Sol y Sombra(Quarter de Triana). Bar taurin emblématique de Triana, avec de vieilles affiches et des tapas traditionnelles à la saveur locale authentique.
“La Grande” San Jacinto(Quartier de Triana). Brasserie à Triana où l’on peut manger des tapas gratuites ; bon produit et excellente ambiance, on vous recommande les crevettes.
Séville séduit avec une tapa dans une main et la promesse de revenir dans le regard. Ici, l’apéro est une poésie partagée, on lutte contre la chaleur avec une tapa et une conversation, et la ville se découvre lentement, en savourant chaque instant. Et Volotea est prête à vous emmener encore plus loin : à Cadix ou à Malaga, pour vous immerger dans l’art et les arômes présents dans chaque ville d’Andalousie. Découvrez le sud, perdez-vous dans ses saveurs et laissez-vous séduire par l’âme andalouse… tapa après tapa !
Bienvenue à Séville, où l’histoire se savoure à chaque bouchée ! Se balader dans Séville, c’est comme feuilleter un livre vivant d’histoire, d’art et de culture. De la majestueuse Giralda à l’enchantement du quartier de Triana, chaque recoin de la ville dégage ce charme qui saisit quiconque la visite. Les rues pavées de la vieille ville, les terrasses pleines de vie et l’arôme des fleurs d’oranger qui flotte dans l’air ne sont que le début d’une expérience qui va bien au-delà de ce qui est visible. Parce qu’à Séville, chaque saveur est également une invitation au voyage.
Les saveurs de l’Andalousie sur la table
La gastronomie andalouse est un festival de saveurs fraîches et authentiques, issues du métissage des cultures qui ont laissé leur empreinte sur cette région. Le gazpacho et le salmorejo, ces élixirs estivaux rafraîchissants, rivalisent avec le pescadito frito, les tapas de jambon ibérique et la tortilla aux crevettes pour ravir le cœur (et l’estomac) des convives. Sans oublier les épinards aux pois chiches, un plat typique du Carême, ni la queue de taureau cuite à l’étouffée, qui raconte l’histoire de la tradition taurine locale.
Mais, et si je vous disais que nombre de ces plats ne seraient pas ce qu’ils sont sans l’influence de l’Amérique ?
Peut-être ne saviez-vous pas que… les saveurs d’outre-mer appartiennent également à Séville !
Lorsque Séville devint la porte d’entrée de l’Amérique à l’époque des Grandes découvertes, cela marqua non seulement l’arrivée de l’or et des épices, mais également le début d’une révolution culinaire qui transforma la gastronomie sévillane. Imaginez la tête des Sévillans en goûtant pour la première fois à la tomate, au maïs ou au poivron ! Ces produits qui, de nos jours, sont considérés comme essentiels dans notre alimentation, proviennent de l’autre côté de l’Atlantique et ont été intégrés de telle manière qu’il est désormais impossible de concevoir nos plats sans eux.
Le salmorejo, par exemple, n’existerait pas sans la tomate américaine, et qu’en serait-il de nos papas aliñás ? Les piments et les poivrons ont donné vie à des plats tels que la morue à la biscayenne, et le chocolat, autre trésor américain, est devenu un délice irrésistible pour les Sévillans. Même l’ajiaco, bien que plus connu dans les Caraïbes, se retrouve dans les ragoûts locaux grâce à la transmission d’ingrédients et de techniques.
Où déguster ces délices d’outre-mer à Séville ?
Si vous voulez déguster ces saveurs chargées d’histoire, Séville regorge de quartiers au sein desquels se mêlent tradition et innovation. Au Marché de Triana, situé à proximité du pont du même nom, vous trouverez des stands où les papas aliñás et el salmorejo sont préparés comme autrefois, mais également avec des touches modernes.
Pour une expérience plus alternative, La Azotea est un excellent choix : un restaurant où les produits locaux et d’outre-mer fusionnent dans des plats créatifs. Si vous aimez le sucré, ne manquez pas de vous rendre à La Campana, une confiserie centenaire où le chocolat, héritage américain, se transforme en bonbons et en friandises qui vous feront voyager dans le temps.
Et pour quelque chose de plus authentique, jetez un coup d’œil aux tavernes du quartier de Santa Cruz, où le gazpacho et le salmorejo ont le goût de l’histoire vivante.
Un voyage aller-retour à chaque bouchée
Séville est un carrefour où le passé et le présent se mêlent avec la même simplicité que les saveurs d’ici et d’ailleurs. L’influence de l’Amérique sur notre gastronomie a non seulement contribué à enrichir nos plats, mais nous rappelle également que la gastronomie est un voyage infini. Alors, la prochaine fois que vous dégusterez un bon salmorejo ou des papas aliñás, dites-vous que vous savourez un peu d’histoire. Et quel meilleur endroit pour le faire qu’à Séville, où chaque quartier a une histoire à raconter et un plat à déguster !
Envie de visiter Séville ? Vous aimeriez assister à la Feria de Abril mais vous auriez besoin de conseils d’un expert pour participer à cet événement remarquable ? C’est votre jour de chance : nous accueillons aujourd’hui une invitée exceptionnelle : Josefa DeOrtega,YOSE, créatrice de contenus, architecte, passionnée de mode et de voile, maman et bien plus encore. Parmi ses passions figurent la culture flamenca et, bien évidemment, la Feria. Êtes-vous prêts à découvrir pourquoi cela vaut la peine de participer à cet événement ?
Avant de commencer l’entretien, voici une petite compilation des questions fréquemment posées concernant la Feria de Abril, pour vous permettre de vous faire une opinion.
Feria de Abril de Séville 2024 : dates
En 2024 la Feria de Abril de Séville aura lieu du dimanche 14 avril au samedi 20 avril. La feria a lieu tous les ans du deuxième dimanche suivant la Semaine sainte au samedi suivant, inclusivement. En 2024, la Semaine sainte débute le dimanche 24 mars et se termine le dimanche 31, jour de Pâques.
En quoi consiste la Feria de Abril
Il s’agit d’une fête créée en 1847 qui était à l’origine une foire aux bestiaux, et qui est devenue au fil du temps l’une des fêtes les plus populaires de Séville et de toute l’Espagne, célèbre également dans le monde entier. Pendant la semaine de la feria, les sévillans se réunissent dans les casetas du complexe pour faire la fête.
Où voir Feria de Abril 2024
La ville éphémère de la Feria de Abril occupe un complexe de 450 000 mètres carrés (sans les attractions) situé à la périphérie de la ville, accessible par les transports publics ou privés. L’adresse est la suivante : C. Joselito el Gallo, 41011 Séville.
La Feria de Abril pour les enfants
Les enfants peuvent non seulement profiter de l’ambiance festive de la Feria, mais aussi s’amuser dans le parc d’attractions du complexe, situé dans la Calle del Infierno. Il abrite de nombreuses attractions pour les plus petits et pour les plus grands aussi.
La Feria de Abril sans les casetas
Bien que la grande majorité des casetas de la Feria soient privées, quelques-unes (environ 15) sont en libre accès. Ces casetas sont concentrées dans la calle Pascual Márquez, alors, si vous n’êtes pas de Séville, nous vous conseillons de tenter votre chance dans cette zone du complexe.
Comment s’habiller pour participer à la Feria de Abril
Comme l’évoque Yose dans son entretien, il existe un code vestimentaire assez établi pour participer à la Feria. De manière générale, il convient de se mettre sur son trente et un et le style décontracté n’est pas autorisé. Les hommes portent habituellement un pantalon à pinces, des chaussures de ville et une veste. Les femmes ont la possibilité de s’habiller en flamencas ou de porter une tenue de ville, mais dans ce cas, la tenue doit être relativement formelle.
Entretien avec YOSE
Bonjour YOSE, tout d’abord merci beaucoup d’accepter cette interview, nous sommes ravis de pouvoir compter sur vous pour nous dévoiler tous les secrets de la Feria ! Commençons par votre « bio » pour les lecteurs de Volare… Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Bonjour ! Je m’appelle Yose, je suis architecte technique et je travaille dans l’environnement des médias sociaux depuis 2010. Je suis originaire de Cadix, mais je vis à Séville depuis 27 ans. J’adore la mer et j’aime beaucoup la navigation. Même si je vis à Séville, je ne peux pas rester plus de 2 semaines sans être proche de la mer ! J’ai une fille que j’élève seule, elle a 7 ans, et j’essaie également de lui inculquer cette passion.
Parlez-nous un peu de la Feria de Abril. Quand et où a-t-elle lieu et pourquoi ? Quelle est sa signification ?
La Feria, également dénommée Feria de Abril ou Feria de Sevilla, est une fête célébrée chaque année à Séville. À ses origines, en 1847, il s’agissait d’un événement purement commercial, mais aujourd’hui elle est devenue une grande expression de folklore, de couleur et de joie pour les sévillans et les visiteurs. L’événement a lieu au sein d’un grand complexe appelé Real de la Feria, constitué d’allées dans lesquelles se trouvent des casetas éphémères, décorées de lanternes, et où circulent des cavaliers et leurs chevaux. Elle a lieu une ou deux semaines après Pâques. En 2023 elle se tiendra du dimanche 23 avril au samedi 29 avril.
Quelle est l’importance de la Feria dans la culture locale de Séville ?
Pour les Sévillans, la Feria est un événement majeur ; nombre d’entre eux y consacrent une partie de leur budget annuel, car s’y rendre tous les jours revient cher : les boissons dans les casetas, sans oublier les robes et tous les accessoires.
Je vous assure que la majeure partie de l’épargne d’une famille de la classe moyenne sévillane est consacrée la Feria ! Malgré cela, personne ne se prive de rien durant cette semaine, même si cela signifie renoncer à un voyage ou à certains luxes tout au long de l’année. La priorité est de profiter à fond de la Feria !
Mais il ne s’agit pas seulement de s’amuser. La Feria reste importante d’un point de vue commercial et professionnel, car il s’agit d’un espace de networking où l’on conclut de nombreuses négociations, vous pouvez par exemple inviter à manger dans votre caseta une personne avec laquelle vous espérez travailler à l’avenir.
Puis, à partir de 20h, on cesse de parler travail et tout devient beaucoup plus amusant !
Quels sont les ambiances et les événements principaux de la Feria ? Que proposent les casetas et comment fonctionnent-elles ? Y a-t-il un moyen pour les touristes d’accéder aux casetas ou sont-elles exclusivement réservées aux locaux ?
La Feria se tient dans un immense complexe doté d’allées et de casetas, où passent les chevaux et les calèches. Outre l’exposition d’attelages, où défilent plus d’une centaine de calèches, l’un des événements principaux est la feria taurina.
Les casetas sont des espaces privés qui appartiennent à des familles ou à des groupes d’amis qui paient un loyer à l’année. Certaines sont publiques et sont appelées casetas de distrito, mais la musique que l’on y passe n’est pas la sevillana flamenca typique, il s’agit plutôt d’espèces de petites discothèques où vont les jeunes qui n’ont pas la possibilité d’avoir une caseta familiale.
À l’occasion de la Feria de Sevilla, on se rend habituellement dans sa caseta ou dans celle d’un ami ou d’un proche. De toute évidence, les casetas sont chères, et il y a également une liste d’attente assez longue pour en obtenir une. Dans certaines casetas, vous pouvez payer pour y entrer, manger et assister à des concerts, mais il y en a d’autres, plus familiales et intimes, où seuls les membres paient, et donc, les personnes qui peuvent y entrer sont uniquement celles qu’ils invitent.
Si vous venez d’ailleurs et que vous ne connaissez personne possédant une caseta, ne vous inquiétez pas. Je vis à Séville depuis 27 ans et je vais à la Feria quand je veux et je n’ai jamais eu de problèmes d’accès aux casetas. En fin de compte, les Sévillans ont toujours très envie de vous inviter et sont impatients que vous partagiez avec eux cet événement très important !
Que doit-on garder à l’esprit si l’on veut se rendre à la Feria et en profiter comme un sévillan ?
Le plus important pour profiter de la Feria comme un Sévillan est de s’y rendre avec un Sévillan ! Pourquoi ? Parce que sinon, vous pourrez vivre la Feria de l’extérieur, vous pourrez vous balader dans le Real, assister au défilé des chevaux, mais vous ne pourrez pas assister à la partie la plus cool de la fête !
Si vous manquez la partie la plus importante de la Feria, qui, pour moi et la plupart des gens, consiste à entrer à l’intérieur de ces casetas familiales et à vivre cette expérience de vie sévillane, vous quitterez la Feria avec une idée partielle de ce qu’est la Feria de Séville. Il y a d’autres Ferias, comme celle de Jerez, qui permettent à tout le monde d’entrer à l’intérieur des casetas, mais à Séville, c’est davantage privé, alors l’idéal c’est de s’y rendre avec une personne locale. Mais comme je l’ai déjà mentionné, si vous n’avez pas de contacts dans la ville ne vous découragez pas, les sévillans sont extrêmement accueillants !
Nous savons que les dates de la Feria sont extrêmement prisées, combien de temps à l’avance conseillez-vous de réserver ? Et où peut être une bonne option pour se loger ?
La question de l’hébergement est relativement compliquée, dans la mesure où les gens réservent souvent des appartements longtemps à l’avance ; s’il est vrai que l’offre de chambres et d’appartements en location est assez étendue durant la Feria, en particulier dans le quartier de Los Remedios, un quartier assez typique qui abrite le Real de la Feria. C’est là que j’habite, et d’ailleurs, pendant que je réponds à vos questions je vois en même temps l’installation de l’entrée de la Feria 2023.
Comme vous pouvez l’imaginer, loger dans un hôtel pendant la Feria revient cher et, qui plus est, les gens recherchent des options qui sont relativement proches à cause du transport s’avérant compliqué. Les taxis, Cabify ou Uber sont débordés ces jours-là, c’est pourquoi les visiteurs privilégient un hébergement situé à une distance accessible à pied. En outre, la Feria est très fatigante, on peut rester à l’intérieur du complexe pendant 8 heures d’affilée et lorsqu’on en ressort, complètement exténué, on n’a qu’une envie : c’est de rentrer à la maison.
Si vous n’avez pas d’amis à Séville qui puissent vous inviter, il est préférable de réserver longtemps à l’avance ; et si vous ne parvenez pas à trouver un hébergement dans le quartier de Los Remedios, chercher en dehors de Séville peut être une bonne option : à vrai dire, il vous en coûtera la même chose de vous rendre dans le centre depuis un autre quartier de Séville que, par exemple, depuis El Aljarafe (comarque située dans la province de Séville). Heureusement Los Remedios est un quartier qui est relativement bien connecté au périphérique.
Que mange-t-on pendant la Feria de Séville ? Y a-t-il une boisson ou un plat spécial(e) ?
Lors de la Feria de Séville, on boit habituellement du Rebujito, une boisson alcoolisée typique de l’Andalousie, c’est un mélange de vin Manzanilla, de soda citron vert-citron, de menthe et de glaçons. C’est ce que l’on boit toute la journée. Bien sûr, il y a aussi de la bière et du vin, mais boire du Rebujito est idéal pour ne pas trop s’enivrer, parce qu’évidemment, avec du vin Manzanilla, on ne peut pas tenir pendant 8 heures, on finirait tous complètement ivres !
Pour manger il y a des choses très typiques de notre région : assiettes de jambon, assiettes de tortilla, poisson frit, tortillitas de camarones, fromage et amandes le midi ; il n’y a pas de confiserie particulièrement typique, on trouve surtout des plats sévillans traditionnels à grignoter, qui permettent de manger debout avec les mains. Il peut arriver qu’un jour on déjeune ou on dîne assis de manière plus formelle, mais en général, on reste debout dans une caseta, et on discute avec les gens.
Parlons de mode flamenca : Avez-vous des suggestions pour celles qui veulent acheter des vêtements pour se rendre à la Feria ? Nous savons que la robe de flamenca est le seul costume régional qui suit chaque année des tendances différentes. À grands ou petits volants, taille haute, avec des fleurs d’un côté ou de l’autre… Peut-on avoir un « spoiler » de la tendance de cette année ?
Eh bien, à vrai dire, il y a un code vestimentaire bien établi, car certaines choses ne sont pas autorisées à la Feria. Par exemple, il est mal vu que les hommes portent un jean. Vous ne pouvez pas vous rendre à la Feria en tenue décontractée, il faut vous mettre sur votre trente et un !
Pour les hommes, c’est généralement un pantalon à pinces, des chaussures de ville et une veste ; il peut s’agir d’un blazer ou d’une veste plus formelle, à porter avec ou sans cravate. Et s’il vous plaît, pas de t-shirt !
Les femmes ont le choix de porter des vêtements de flamenca ou de s’habiller normalement. Si elles optent pour une tenue normale, il doit s’agir de vêtements relativement cérémonieux et vous ne pouvez pas mélanger une tenue avec l’autre. Ce que je veux dire, c’est qu’il est formellement interdit de porter une tenue de ville avec, par exemple, une fleur dans les cheveux. Si vous mettez une fleur dans les cheveux, c’est parce que vous êtes habillée en flamenca !
Le costume de flamenca traditionnel se compose d’espadrilles en sparte (car supporter des talons pendant une longue période de temps à la Feria est assez douloureux), d’une robe longue et ajustée, généralement ornée d’un petit châle brodé d’une broche, d’une fleur et de boucles d’oreilles ; on ne porte habituellement pas de sac à main, mais une pochette dissimulée sous les volants, qui contient de l’argent, le téléphone portable et tout ce dont on aurait besoin.
La mode flamenca prend de plus en plus d’ampleur. Séville accueille deux défilés de mode flamenco et, depuis quelques années, ce style a commencé à s’internationaliser de plus en plus. La société la plus traditionnelle de Séville conserve le costume, disons, le plus formel, tandis qu’en ce qui me concerne, j’ose l’agrémenter d’une touche originale : par exemple une jupe à franges, ou ne pas porter de châle.
La robe de flamenca la plus typique de Séville que tout le monde porte, est appelée robe de flamenca canastero. Elle est dotée d’un seul volant divisé en autant de partitions que l’on souhaite. Mieux vaut éviter les décolletés excessifs, car le fait de se trouver dans une maison familiale avec un décolleté trop exagéré est un peu mal vu ; la Feria n’est pas l’endroit où pécher avec une tenue trop sexy ou provocante.
Tu es maman d’une petite fille. Quels conseils peux-tu donner aux personnes qui souhaitent se rendre à la Feria en famille ?
La Feria est un endroit où l’on peut bien évidemment emmener les enfants. Ceci dit, il vaut mieux éviter de s’y rendre avec des nourrissons. À partir de 5 ou 6 ans, les enfants peuvent pleinement profiter de la Feria pendant la journée. À partir de 18h00, les enfants ont tendance à disparaître et le soir, les casetas sont généralement réservées aux adultes.
À la Feria, l’espace appelé « Calle del infierno » est un parc d’attractions où l’on peut emmener les enfants. Certains enfants montent à cheval avec leurs parents. Certaines casetas un peu plus grandes offrent même des spectacles pour enfants, des clowns, des magiciens et d’autres activités amusantes.
La Feria est incontestablement un endroit pour les enfants, mais pour ceux qui viennent de l’extérieur avec des plus petits, mon conseil est d’essayer d’obtenir une invitation préalable pour accéder à une caseta. Car s’y rendre avec des enfants et ne pas disposer d’espace pour s’abriter peut s’avérer relativement oppressant.
Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de la Feria ?
Tous les moments passés dans n’importe quelle caseta avec de la musique en direct, les flamenquitos, les sevillanas et passer un moment agréable avec des amis. Pour moi, toutes les Ferias sont inoubliables, mais il est vrai que j’ai comme un rituel très prononcé sur le sujet, par exemple, le moment de m’habiller, et depuis que j’emmène ma fille à la Feria, beaucoup plus.
C’est un moment précieux : préparer la robe, les fleurs de différentes couleurs, les châles, les chaussures et s’habiller ensemble, j’adore !
Maintenant que vous savez tout sur la Feria de Abril, il ne vous reste plus qu’à planifier votre séjour à Séville, acheter un vol et participer au festival flamenco comme un vrai sévillan !
La Cathédrale, la Giralda, l’Alcázar, la Plaza de España, la Tour de l’Or et de nombreux autres monuments ont fait du centre historique de Séville un véritable musée à ciel ouvert.
QUE VOIR À SÉVILLE EN DEUX JOURS ?
Vous disposez de quelques jours de vacances ? Poursuivez votre lecture car, dans ce guide, nous vous indiquons les sites incontournables à voir et à visiter à Séville en 48 heures. Préparez-vous pour une escapade culturelle et gastronomique dans la capitale andalouse !
Que voir à Séville le premier jour ?
Quoi de mieux pour démarrer un itinéraire touristique à Séville que de déguster un petit déjeuner andalou typique ? Nous vous conseillons de vous rendre au Genova Café-Bar, un établissement traditionnel situé sur l’Avenida de la Constitución, à seulement deux cents mètres de la cathédrale.
Sur son agréable terrasse, vous pourrez déguster un café, un smoothie ou un jus de fruits frais accompagné de tartines grillées au jambon, à la tomate et à l’huile d’olive. Mais si vous préférez quelque chose de plus copieux, vous pouvez également commander des œufs brouillés avec du bacon ou une portion d’omelette aux pommes de terre.
Après le petit déjeuner, rendez-vous à la Cathédrale de Séville, l’un des plus beaux sites monumentaux d’Espagne (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987) que vous pourrez visiter aussi bien de manière indépendante que dans le cadre d’une visite guidée.
À notre avis, la meilleure façon de visiter la Cathédrale de Séville est accompagné d’un guide car de cette manière, l’accès à l’intérieur (qui dispose d’une capacité d’accueil limitée) vous est garanti, et cela vous permettra également d’éviter les files d’attente à la porte d’accès. Une fois que vous aurez parcouru l’intérieur de la Cathédrale, n’oubliez pas de visiter aussi la Cour des Orangers, la Giralda et la Bibliothèque Colombina. Cela va vous plaire !
À proximité de la Cathédrale, vous découvrirez l’Alcázar, un des autres monuments incontournables à ne pas manquer lors d’un séjour de 48 heures à Séville. Ce complexe abrite une extraordinaire fusion de styles architecturaux ainsi que de magnifiques jardins dans lesquels vous vous sentirez comme un authentique calife.
Real Alcázar
Cette matinée de tourisme intense vous aura probablement déjà ouvert l’appétit. Alors, pour ne pas être contraint.e de parcourir des kilomètres, nous vous recommandons de vous rendre à la Taberna Peregil, située à proximité de l’Alcázar, calle Mateos Gago.
La Taberna Peregil est un bar traditionnel, fréquenté par les sévillans et les étrangers, où l’on peut déguster le célèbre vin d’orange ainsi que de nombreux plats typiques de la gastronomie andalouse et sévillane : salmorejo, chicharrones, tortillitas de camarones, carrillada, montaditos de pringá ou pescaíto frito entre autres.
Une fois rassasié.e, nous vous conseillons de reprendre cet itinéraire de 48 heures à Séville sur les rives du fleuve Guadalquivir, le long du Paseo de las Delicias jusqu’au Puente de los Remedios. Vous pourrez ensuite entrer dans le Parc de María Luisa et vous asseoir pour vous reposer à l’ombre des arbres ou bien traverser le pont directement, ce qui vous mènera à l’exceptionnelle Plaza de España.
Cette place (qui fut construite à l’occasion de l’Exposition ibéro-américaine de 1929) se distingue par les magnifiques azulejos qui ornent ses bancs, sur lesquels sont représentées toutes les provinces d’Espagne. En outre, la Plaza de España peut vous sembler familière car elle a servi de décor à de nombreux films de renommée internationale, à l’instar de Lawrence d’Arabie ou Star Wars, épisode II.
Pour terminer le premier jour de cet itinéraire de 48 heures à travers la capitale sévillane, nous vous recommandons de retourner aux alentours de la Cathédrale et de pénétrer dans le quartier de Santa Cruz. En effet, non seulement ses jolies places et ses rues pavées faisaient partie de l’ancien quartier juif de la ville, mais elles abritent aujourd’hui quelques-uns des meilleurs endroits pour manger des tapas couvrir à Séville.
Que voir à Séville le deuxième jour ?
La deuxième journée de ce week-end à Séville démarre dans un lieu d’altitude : le belvédère surélevé situé sur la Plaza de la Encarnación, communément appelé las Setas de Sevilla, pour son architecture singulière.
À l’étage supérieur des Setas de Sevilla, vous bénéficierez d’un panorama à 360º sur la ville, tandis que dans les étages inférieurs se trouve le plus grand site archéologique de Séville (Musée Antiquarium), ainsi que le Mercado de la Encarnación, qui fut la première place de marché édifiée dans la ville.
Sur le chemin pour rejoindre les Setas, nous vous recommandons de traverser la Plaza del Salvador, toujours très animée et le lieu de prédilection de nombreux sévillans pour boire une bière ou un soda entre amis.
Que vous soyez amateur.trice ou non, nous sommes convaincus que la Plaza de toros de la Maestranza vous plaira, car il s’agit d’un magnifique édifice construit au XVIIIe siècle. Si vous aimez la tauromachie, ne manquez pas de visiter son musée, situé au rez-de-chaussée.
En traversant le fleuve, vous rejoindrez le populaire Barrio de Triana (où résident de nombreux artistes de la chanson, du flamenco et de la tauromachie) et vous pourrez vous délecter du caractère convivial des habitants du quartier.
Pour clôturer cet itinéraire touristique à Séville, il n’y a pas de meilleur endroit que la Tour de l’Or. Ce bâtiment (construit au XIIe siècle) est actuellement le siège du musée naval de Séville, et l’une des images les plus emblématiques de la capitale sévillane.
Que voir à Séville gratuitement ?
If you’re travelling to Seville on a tight budget, there’s no need to worry. The Andalusian capital has plenty of interesting places that you can visit at no cost whatsoever, or for a very small fee. Here are some examples:
Le belvédère situé sur la terrasse du 37ème étage du gratte-ciel Torre Sevilla, également appelé Torre Pelli. Ses vues panoramiques sont uniques !
Nous espérons que cet itinéraire de 48 heures à travers Séville vous a plu. Recherchez un vol à destination de Séville et tombez sous le charme de la capitale andalouse !
Séville, la capitale de l’Andalousie, est une destination qui réunit art, histoire et tradition. Ce n’est pas pour rien que sa populaire Semaine Sainte et la Feria de Abril attirent chaque année plusieurs milliers de visiteurs et son magnifique centre historique abrite de nombreux monuments, parmi lesquels se distingue incontestablement la Cathédrale.
Vous disposez d’un week-end de libre ? Lisez la suite, car dans ce guide, nous partageons des informations pratiques pour visiter la Cathédrale de Séville et d’autres monuments incontournables de la ville, tels que le Real Alcázar et la Tour de l’Or.
Real Alcázar
Histoire de la Cathédrale de Séville
Comme c’est le cas pour d’autres monuments en Andalousie, la Cathédrale de Séville trouve son origine dans une ancienne mosquée musulmane, construite au XIIe siècle lors du califat almohade sous le règne d’Abú Yacub Yusuf.
Après la mort du calife, la mosquée fut transformée en l’église Santa María, mais ce n’est qu’en 1401 que démarrèrent les travaux de construction de la Cathédrale de Séville. Les travaux, initialement dirigés par l’architecte Alonso Martínez, se poursuivirent pendant plus d’un siècle, se terminant en 1507, année au cours de laquelle la Cathédrale de Séville fut consacrée.
Actuellement, avec ses 76 mètres de largeur et ses 116 mètres de longueur, la Cathédrale de Séville est non seulement l’un des monuments les plus visités de la ville, mais également l’un des trois sommets qui (avec le Real Alcázar et les Archives générales des Indes) constituent un ensemble monumental classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Visite à l’intérieur de la Cathédrale de Séville
Malgré la fusion de styles architecturaux (almohade, mudéjar, renaissance, baroque…) que l’on peut apprécier à l’intérieur de la cathédrale de Séville, elle est considérée comme la plus grande cathédrale gothique du monde. Tant et si bien que ses éléments décoratifs et sa collection artistique sont dotés d’une valeur inestimable.
Mentionner chacun des sites que l’on peut visiter à l’intérieur de la Cathédrale de Séville serait une tâche ardue, car le temple abrite une impressionnante exposition d’architecture, de chapelles et d’œuvres d’art. C’est la raison pour laquelle nous vous recommandons ceux que nous considérons comme incontournables lors d’une première visite à l’intérieur de la Cathédrale de Séville :
La nef centrale, la chapelle principale et le chœur.
L’autel principal.
Les vitraux de la Cathédrale. Il y en a 138 différents !
Les chapelles. Il y en a beaucoup aussi, même si nos préférées sont la Chapelle de la Vierge de l’Ancienne, la Chapelle de Saint-Jacques et la Chapelle de Santa Barbara.
La tombe de Christophe Colomb.
En plus de tout ce qui précède, d’autres lieux incontournables à visiter à l’intérieur de la Cathédrale de Séville sont :
El Patio des orangers et la Bibliothèque colombine.
Patio des orangers
La Giralda.
La Chapelle royale, la salle capitulaire et la Grande sacristie, toutes de style Renaissance.
Le Tabernacle, qui possède une ornementation baroque exubérante..
Le Pavillon des bureaux, qui accueille une grande exposition d’art cathédrale.
Comment visiter la Cathédrale de Séville
La Cathédrale de Séville peut être visitée à la fois librement ou avec une visite guidée.
À notre avis, la meilleure option est de visiter la Cathédrale de Séville avec une visite guidée, pour trois raisons :
Vous gagnez du temps en n’ayant pas à faire les longues files d’attente qui se forment à la porte d’accès à la Cathédrale.
Si vous réservez une visite guidée, cela vous donne accès à l’enceinte monumentale, qui a une capacité limitée.
En plus du ticket d’accès, la visite guidée comprend l’accompagnement d’un guide expert qui explique les anecdotes et les informations les moins connues sur l’histoire et le patrimoine artistique de la Cathédrale de Séville.
Nonobstant ce qui précède, si vous préférez visiter la Cathédrale de Séville par vous-même, vous devez garder à l’esprit ce qui suit :
Réservez les tickets d’entrée dès que possible. La Cathédrale de Séville est l’un des monuments les plus importants d’Andalousie et également l’un des plus visités, de sorte que les files d’attente qui se forment aux guichets sont relativement longues.
Essayez de vous rendre à la Cathédrale de Séville tôt le matin, de cette façon, vous éviterez les files d’attente au guichet et/ou l’accès sous le soleil implacable de midi.
Pendant les actes liturgiques, la visite touristique n’est pas autorisée à l’intérieur de la Cathédrale. De même, vous devez vous habiller avec une certain décence et garder le silence, car il s’agit d’un lieu de prière.
Billets d’entrée pour la Cathédrale de Séville
Les billets d’entrée pour la Cathédrale de Séville peuvent être achetés en personne aux guichets ou sur Internet (notre option recommandée).
Les tarifs d’accès sont les suivants :
Entrée tarif général : 11 € (sur Internet) et 12 € (au guichet)
Entrée tarif réduit : 6 € (sur Internet) et 7 € (au guichet). Applicable aux retraités âgés de plus de 65 ans, aux étudiants âgés de moins de 25 ans et aux handicapés à 33 % ou plus.
Entrée gratuite : Applicable aux personnes physiques ou résidentes de l’Archidiocèse de Séville, aux chômeurs, aux enfants de moins de 13 ans et aux personnes handicapées à 65 % ou plus.
Horaires de la Cathédrale de Séville
La cathédrale de Séville est ouverte aux visites touristiques :
Du lundi au samedi, de 11h00 à 19h00.
Le dimanche, de 14h30 à 19h00.
Où se trouve la Cathédrale de Séville
La cathédrale de Séville est située dans le centre-ville, sur la célèbre Avenida de la Constitución. La meilleure façon de s’y rendre est à pied, mais il est également possible de rejoindre la cathédrale de Séville en :
Métro : Ligne 1. Station Puerta de Jerez.
Tramway : Station Archivo de Indias.
Bus : Lignes C4, C3, 5, 41, 42, C1 et C2. Station Jardines de Cristina.
Les autres monuments à visiter à Séville : l’Alcázar et la Tour de l’Or
Bien que la Cathédrale de Séville soit un lieu spectaculaire, de nombreux autres monuments de la capitale andalouse méritent une visite. Deux des plus connus et visités (en plus d’être nos préférés) sont le Real Alcázar et la Tour de l’Or.
Le Real Alcázar de Séville est l’un des palais royaux les plus anciens du monde, en plus d’être un monument classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. La Tour de l’Or, quant à elle, est une icône du skyline sévillan, en plus d’être le siège actuel du musée naval.
Après tout ce que nous vous avons raconté dans ce guide pour visiter la Cathédrale de Séville, cela vous a certainement donné envie de découvrir la capitale andalouse. Réservez un vol pour Séville et venez découvrir ce Patrimoine mondial par vous-même !
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