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Non ne partez pas, nous n’allons pas parler de la circulation lyonnaise, parfois encombrée … ces bouchons-ci sont bien plus sympathiques et ils sont même une expérience incontournable lors de votre visite de la capitale des Gaules, ils sont partie intégrante du patrimoine lyonnais.

Car si vous connaissez déjà la fête des lumières, la soie lyonnaise et le festival du cinéma, vous ne résisterez pas à un bon repas dans un bouchon.

Loin d’une gastronomie étoilée un peu coincée, ces restaurants typiques servent une cuisine roborative, dans une ambiance conviviale et un décor chaleureux.

le laurencin bouchon lyon

Mais d’où vient le nom de « bouchon » ?

Autrefois, les cabaretiers (commerçants qui vendaient du vin au détail et donnaient à manger contre de l’argent) plaçaient sur la porte de leur établissement une botte de branchages appelée « bousche » dans le patois lyonnais. Dans ces lieux se retrouvaient des personnes de tout milieu : s’y retrouvaient les chefs d’atelier, des bourgeois, des ouvriers de la soie (canuts) ou employés.

On y mange quoi ?

Avant d’attaquer le repas, on picore à l’apéritif des « grattons » (appelés aussi « fritons », il s’agit de résidus de graisse de porc grillés, à savourer avec un « communard », mélange de vin rouge et de crème de cassis, cousin du kir (qui se fait par contre avec du vin blanc).

On trouve à la carte d’un bouchon des plats à base d’abats, mais pas seulement. Citons par exemple le tablier de sapeur, un morceau de gras double, mariné dans du vin blanc et cuit au bouillon avant d’être pané. Les rognons de veau ont aussi leurs amateurs, à déguster au Café du Peintre, cuisinés avec de la crème et de la moutarde.

Au menu également, les « cochonailles », c’est-à-dire les plats à base de porc, comme l’andouillette, ou le classique « pâté en croûte », un pâté cuit dans une pâte brisée (ou feuilletée) et différent dans chaque bouchon, préparé avec des viandes plus ou moins onéreuses : échine de porc, foie de volaille pour la version de base, foie gras de canard, ris de veau pour un côté plus élaboré, avec noisettes, champignons …. il existe même un championnat du monde du pâté croûte, le saviez-vous ?

Parmi les entrées qui figurent à coup sûr à la carte du bouchon, la fameuse « salade lyonnaise », qui est composée de salade (frisée souvent), de lardons, de croûtons de pain et d’un oeuf mollet.

Si vous n’êtes pas tentés par ce type de plat, vous pourrez porter votre choix sur une classique quenelle de brochet (poisson d’eau douce pêché dans la Dombes, assez proche de Lyon), bien soufflée, servie très chaude à la sortie du four, dans son plat en fonte, entourée d’une sauce Nantua, à base de béchamel et beurre d’écrevisses , ou le filet de volaille (de Bresse) à la crème et aux morilles.

quenelle bouchon
Quenelle

Avant le dessert, prenez un peu de « cervelle de Canut » ! Rien à voir avec de la vraie cervelle, il s’agit d’un fromage frais battu, auquel on ajoute de l’échalote ciselée, des herbes fraîches hachées (ciboulette), du sel, du poivre. Elle est servie traditionnellement dans un bol, avec du pain grillé (et des pommes de terre cuites éventuellement). A l’origine du nom, le fait que le Canut, ouvrier de la soie assez pauvre, remplaçait la cervelle d’agneau, trop coûteuse, par cette spécialité, qui constituait d’ailleurs assez souvent son repas. On peut aussi le voir proposé en entrée dans les bouchons.

cervelle de canut
Cervelle de Canut

Pour faire glisser tout ça, point de grand cru, on boit traditionnellement un « pot lyonnais » de Beaujolais ou de Mâconnais, qui fait 46 centilitres.

Enfin, pour terminer, la tarte aux pralines est un incontournable, vous en trouverez dans toutes les bonnes boulangeries ou pâtisseries lyonnaises. C’est, au coeur d’un fond de tarte sablée, un mélange de crème fraîche et de pralines concassées, la simplicité même, mais un vrai régal.

Autre dessert, le « gâteau lyonnais » se prépare avec une base de gâteau simple, auquel on ajoute des poires et des pralines roses, un délice ! En été, il est possible de trouver une version avec des abricots au lieu des poires.

Comment distinguer un bouchon qualitatif d’un « attrape-touristes » ?

Vous pouvez bien sûr partir à l’aventure et vous fier à votre instinct, mais pour éviter toute déception, il est plus prudent de pousser la porte d’un bouchon arborant le label « bouchon lyonnais ». Aujourd’hui, une vingtaine d’entre eux sont fiers de pouvoir l’accrocher sur leur façade.

Ce label vous offre la certitude de profiter d’une expérience au top, d’un restaurant tenu par une équipe qui respecte une charte exigeante sur de nombreux points : un cadre dans lequel on se sent bien, avec une ambiance à la fois familiale et authentique, des plats tout simples et préparés sur place, avec des produits de proximité.

Autre tradition lyonnaise, qui se perd un peu hélas avec nos agendas bien remplis, le mâchon est quand à lui un repas qu’on déguste tôt le matin. Après une nuit de travail, les tisserands de soie installés dans le quartiers de la Croix-Rousse au XIXème siècle, les canuts, se retrouvaient pour un repas composé de cochonailles et d’un « pot lyonnais ». Bien qu’on ne soit plus trop habitués à ce type de petit-déjeuner, certains bouchons perpétuent cependant cette coutume et dès le matin vous pouvez « mâchonner » à La Meunière ou au Café du Peintre, au Vivarais ou au Poêlon d’Or. Envie d’essayer ?

Mon conseil : si vous venez visiter Lyon, soyez curieux ! Poussez la porte d’un bouchon et essayez de goûter plusieurs plats, même s’ils ont un aspect qui peut vous sembler peu ragoûtant. C’est aussi à travers de sa gastronomie que l’on découvre l’ADN d’une destination. Et ne vous limitez pas aux bouchons, entrez aussi dans une boulangerie ou un chocolatier pour déguster les spécialités aux pralines, attablez-vous dans un bar à vins pour découvrir les appellations du Rhône. Et si la junk food est votre tasse de thé, vous pouvez même essayer les « tacos lyonnais », inventés ici, mais c’est une autre histoire….

Quelques adresses de bouchons lyonnais (liste non exhaustive) :

La Meunière – 11 rue Neuve – Lyon 1
Site web : https://www.lameuniere.fr/

Les Lyonnais – 19 rue de la Bombarde – Lyon 5
Site web : https://www.restaurant-lyonnais.com/

Le café du peintre – 50 boulevard des Brotteaux – Lyon 6
Site web : https://lecafedupeintre.com/

Daniel et Denise – 8 rue de Cuire – Lyon 4
Site web : https://danieletdenise.fr/

Liste complète sur : https://lesbouchonslyonnais.org/

C’est le nez au vent que je vous propose d’arpenter la capitale des Gaules, à la recherche des plus belles créations de street art de la ville.

Cette balade vous emmènera dans les pentes de la Croix-Rousse, près de la Cité Internationale et plus au sud, dans le 7e arrondissement. Préparez vos smartphones ou appareils photo pour réaliser des clichés que vous envieront votre communauté Instagram !

Cette découverte peut être faite à pied ou encore en Velo’V, le service de vélos en libre-service de Lyon.

L’escalier Prunelle

Rue Neyret – Lyon 1er

C’est un chouette projet participatif puisque l’artiste Genaro Lopez a pu peindre la totalité de ces escaliers situés sur les pentes de la Croix-Rousse en se faisant aider par les riverains, emballés par cette mise en valeur fort réussie et qui fait un peu oublier la raideur des marches ! L’auteur a pas mal voyagé en Amérique du Sud et ces couleurs vives apportent une tonalité peu ordinaire sur nos pentes …

escalier prunelle

L’escalier Mermet par Wenc

25 rue René-Leynaud – Lyon 1er

Encore un superbe escalier pas très loin du précédent, réalisé au cours du festival Collisions Urbaines avec la galerie Superposition, une sorte de passage qui vous emmène de la rue Burdeau à la rue René-Leynaud. C’est l’artiste Wenc qui a posé ces volutes jaunes et bleues et il n’est pas rare de voir des gens poser pour une photo sur l’une des 80 marches. Pas surprenant car je dois dire que le résultat est vraiment instagrammable !

Le mur de la place des Tapis

Place des Tapis

Si vous avez gravi toutes ces marches, vous êtes presque arrivés sur la place des Tapis, en plein cœur du quartier de la Croix-Rousse. Les fresques s’y succèdent grâce à Mur69, une association qui promeut l’art urbain et invite les artistes sur ce mur de 125 m2 dont le dessin change chaque année depuis 2016 ! Actuellement c’est une œuvre poétique, douce et remplie de couleur représentant une femme revêtue de soie, peinte par les artistes Heta et MonsieurS. Elle évoque aussi l’Asie, la Chine, point de départ de la route de la soie. Pour la petite histoire, le motif floral sur le drapé est une reproduction d’un vrai motif repéré au musée de la soie non loin de là (10 rue d’Ivry).

Sacré regard par Big Ben

10 rue Neyret – Lyon 1er

Reconnaissez-vous ces yeux vairons ? Mais oui, bien sûr, c’est bien David Bowie qui vous regarde ! Grand spécialiste du collage, l’artiste lyonnais Big Ben pose un peu partout dans la ville ses œuvres éphémères et fragiles. Heureusement celle-ci est protégée de la pluie et a été apposée sur ce mur il y a déjà quelques années, rendant en quelque sorte éternel ce chanteur iconique hélas disparu.

La muse de la comédie par Auburtin

1 place Chardonnet – Lyon 1er

Impossible de louper la façade originale du théâtre « Le Nombril du Monde ». Charles Auburtin y a peint la muse de la comédie, Thalie, ainsi que Melpomène qui est la muse du chant. Dans ce lieu, on peut applaudir de nombreux acteurs de la scène humoristique lyonnaise.

Azulejos et gélules

Quai Charles de Gaulle – Lyon 6e

Un peu excentrée et donc pour les plus motivés (mais rien d’impossible pour les fans de street art !) l’œuvre du portugais Add Fuel reprend les codes de l’azulejo en le mêlant à la cause défendue par l’ONG RED, qui lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Vous pouvez en profiter pour vous faire une petite toile car le cinéma n’est pas très loin.

Fiers d’être lyonnais

Sortie tunnel de la Croix Rousse, côté Vaise – Lyon 9e

Flash-back vers 2018, l’Equipe de France remporte la coupe du monde de football. Si vous êtes fan du ballon rond, vous savez probablement que dans l’équipe, trois lyonnais portaient le maillot bleu. Ils sont immortalisés sur ce mur peint par Vincent et Julien, deux artistes du collectif Art Up Lyon. Ainsi Nabil Fekir, Samuel Umtiti et Corentin Tolisso, formés à l’OL, sont « fiers d’être lyonnais ». Il aura fallu seulement quatre jours pour la peindre, ce qui est un exploit.

La Gâche

Place Mazagran – Lyon 7e

Véritable mur d’expression piloté par l’association La voie de l’écrit, cet espace surnommé « La gâche » (la place en « parler lyonnais »), il voit régulièrement défiler les graffeurs locaux qui s’expriment sur les 4 x 11 mètres laissés à leur disposition. J’ai choisi de vous montrer sur cette photo l’un de mes dessins préférés, peint par Osru il y a quelque temps déjà, mais je suis sûre que la peinture actuelle vous plaira aussi, car tous les intervenants sont très talentueux.

Drôle de bar

126 Montée de la Grande-Côte – Lyon

Femme crocodile, homme singe ou oiseau, ces drôles d’animaux aux corps humains font du vélo dans la montée de la Grande-Côte. À admirer quand la Maison des Alternatives Alternatibar est fermée car ils se trouvent sur le rideau de fer. C’est l’artiste Anthony Brooks qui les a imaginés, sur un fond jaune vif qui attire l’œil.

Pour les gourmets

105 Cours Lafayette – Lyon 3e

Vous le reconnaissez sûrement, c’est notre Monsieur Paul, ce grand chef cuisinier emblème non seulement de la gastronomie lyonnaise, mais aussi française. Situé juste en face des halles alimentaires qui portent désormais son nom, ce portrait lui rend un bel hommage.

Monumental

45 avenue Debourg, Lyon 7e

C’est pendant la première édition du festival de street art Peinture Fraîche que cette fresque monumentale du très célèbre artiste chilien Inti a été réalisée, en 2019. Intitulée « soleil », elle illumine cette avenue sans grand charme. L’enfant en salopette a la tête dans un soleil de fleurs (admirez les détails), et tient un oiseau mort dans la main. Et psst, si vous cherchez bien, vous trouverez pas très loin une œuvre de BordaloII et de Satr !

A carreau

Où ? partout dans Lyon !

J’ai toujours eu un gros coup de cœur pour les « pansements de trottoirs » de Ememem (non, rien à voir avec le rappeur américain Eminem). Il a trouvé son nom en écoutant le bruit de sa moto qui démarre. L’artiste répare avec poésie et parfois humour, mais en tout cas toujours avec de la couleur notre macadam abimé, pour le plus grand bonheur des passants. Cet « as du carreau » a son style bien à lui, et j’adore m’arrêter les prendre en photo tellement ses mosaïques (ou « flackings » comme il les appelle) me plaisent. Il y en a une bonne soixantaine à Lyon, vous en trouverez sûrement sous vos pas !

Si vous avez la possibilité de bouger un peu dans les environs de Lyon, je vous suggère de prendre un vélo, un bus ou le tramway (T7) direction le stade Groupama Stadium qui se situe à Décines-Charpieu.

Régulièrement des visites guidées sont organisées pour découvrir les coulisses de ce lieu qui fait vibrer les supporters de l’OL, mais pas que. Sous les tribunes se cache un trésor : une véritable galerie d’art qui a accueilli de grands et petits noms du graffiti : Mantra, Heks Van Hillik, Dourone, Birdy Kids, Alber… Vous ne serez pas déçus je vous le garantis.

En plus du street art, Lyon est une ville qui a bien plus à offrir: histoire, culture, gastronomie … cherchez dès maintenant votre vol pas cher vers Lyon sur Volotea et préparez-vous à découvrir une ville incontournable!

Construite à un endroit stratégique situé au confluent du Rhône et de la Saône, Lyon est une ville élégante et dynamique qui séduit les voyageurs avec son mélange d’histoire, de culture, de gastronomie et de vie nocturne. Vous perdre au milieu des vieux quartiers de Fourvière, du Vieux Lyon, de la Croix-Rousse et de la Presqu’île, tous patrimoine mondial de l’UNESCO, et découvrir les musées exceptionnels de la ville tels que celui des Beaux-Arts, le musée des Confluences, une véritable archive multidisciplinaire de l’histoire de l’humanité, ou le musée Lumière consacré aux deux frères créateurs du septième art nés à Lyon, vous permettra de faire le plein de beauté. Et après toute cette splendeur, il ne vous restera plus qu’à vous offrir un déjeuner ou un dîner dans un des typiques bouchons, de délicieux petits restaurants qui servent des spécialités locales. Ce n’est pas un hasard si Lyon est considérée la capitale française de la gastronomie !

Nous vous conseillons de commencer votre visite de Lyon par la colline de Fourvière, un endroit privilégié d’où admirer le fantastique panorama de la ville et siège de certains des principaux lieux d’intérêt historique et culturel urbains : le théâtre gallo-romain, le plus ancien théâtre romain de France, son musée, la basilique Notre-Dame et enfin, aux pieds de la colline, la Cathédrale Saint-Jean du quartier du Vieux Lyon, où vous pourrez également explorer les traboules, d’étroits passages piétons qui traversent des immeubles et des cours privées. Si vous aimez le street art, vous ne pouvez pas manquer le mur des Canuts, la plus grande fresque d’Europe qui représente des scènes de la vie du quartier de la Croix-Rousse.

Outre les frères Lumière, un autre personnage culturel a vu le jour à Lyon : Antoine de Saint-Exupéry, connu dans le monde entier pour son roman Le Petit Prince. Vous pourrez admirer la statue créée à son effigie au sein de la très centrale place Bellecour, un point de rencontre des jeunes lyonnais avec la place des Terraux, une autre place incontournable surtout le soir, quand son éclairage la rend encore plus suggestive.

Pour pouvoir apprécier tranquillement tout ce que Lyon peut vous offrir, nous vous conseillons d’y passer au moins un week-end. Le meilleur moment pour visiter cette destination est de début juin à fin septembre, ou pendant le pont du huit décembre, lors de la superbe Fête des Lumières.

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