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La ville de Bordeaux est connue pour être la capitale mondiale du vin. C’est tout simplement le plus grand vignoble certifié par des appellations d’origine protégées (AOC).

On en dénombre plus d’une soixantaine, de Saint-Émilion à Pauillac, en passant par Sauternes. Pas facile de s’y retrouver, car au total, le département recense a lui seul plus de 5000 propriétés viticoles. On les appelle ici communément des « châteaux » même si parfois ils n’en ont pas l’allure. Mais alors, par quel moyen se rendre dans le vignoble bordelais et comment organiser son séjour à Bordeaux ?

Natif de Bordeaux, voilà une dizaine d’années que je parcours le vignoble comme blogueur mais aussi comme guide œnotourisme indépendant. Aujourd’hui, je vous livre mes conseils pour découvrir le vignoble de Bordeaux, que ce soit votre première fois, ou que vous reveniez approfondir vos connaissances dans la région.

  • Réserver une excursion à la journée avec une agence ou via l’office du tourisme. 
  • Se rendre dans le vignoble bordelais en transport en commun.
  • Moyens originaux pour découvrir le vignoble bordelais. 
  • Visiter le vignoble de Saint-Émilion en vélo électrique 
  • Découvrir les vins de Bordeaux en restant dans la métropole. 
  • Profiter d’un événement qui a lieu ce weekend-là. 
Chateau Paveil de Luze © Vincent Micou

Réserver une excursion à la journée avec une agence ou via l’office du tourisme

La meilleure manière d’aborder le vignoble est sans doute de faire appel à un professionnel. Commencez par vous renseigner auprès de l’Office de Tourisme de Bordeaux qui a fait de la découverte du vignoble, l’une de ses principales activités. Je vous recommande également de consulter le site internet dédié Bordeaux Wine Trip.

Pour une première approche, il est préférable de réserver une excursion à la journée avec un guide-accompagnateur qui vous conduira. Il vous donnera surtout de précieuses informations pour comprendre le vignoble et la production de vin dans la région. Cela vous permettra aussi de poser toutes les questions qui vous passent par la tête, car vous découvrirez que c’est un monde complexe, mais infiniment passionnant. L’idée qu’on se fait des vins de Bordeaux est souvent éloignée de la réalité et surtout peu représentative de leur diversité.

Je vous recommande par exemple l’agence Olala Bordeaux avec qui je travaille régulièrement, qui propose une excursion à la journée pour découvrir les prestigieuses appellations de Margaux et Saint-Émilion, ce qui permet de comprendre rapidement les différences entre les vins de la rive gauche et de la rive droite. Même si vous avez votre propre voiture, rappelez-vous qu’entre boire et conduire, il faut choisir. D’où l’intérêt de prendre un chauffeur. Vous retrouverez toutes les excursions de ce type avec différentes agences sur cette page de l’office du tourisme.

Wine tour Olala Bordeaux © Vincent Micou
Wine tour Olala Bordeaux © Vincent Micou

Se rendre dans le vignoble bordelais en transport en commun

Si vous préférez vous rendre dans le vignoble par votre propre moyen, c’est possible mais organisez vous bien. Autant vous prévenir tout de suite, le vignoble c’est la campagne. Le réseau de transport en commun n’est pas des plus adaptés pour se rendre dans les châteaux. Honnêtement, pas facile de jongler entre les horaires de transport en commun et les créneaux de visite dans les châteaux, mais ce n’est pas impossible non plus. Il existe trois solutions : le réseau transport de la métropole de Bordeaux TBM (tramway, bus et location de vélo), les trains express régionaux TER et les cars départementaux TransGironde.

Certains domaines sont littéralement encerclés par la ville et donc facilement accessibles comme Château Les Carmes Haut Brion, Château Pape Clément, Château Haut-Brion ou Château Luchey-Halde en appellation Pessac-Léognan. En prenant le tramway C jusqu’à son terminus « Pyrénées », vous pouvez aussi louer un vélo pour découvrir d’autres châteaux de cette même appellation. Enfin dans l’appellation Haut-Médoc à Blanquefort, il y a aussi Château Saint-Ahon et Château Dillon.

En train, vous pouvez vous rendre à Margaux, Moulis, Listrac et Pauillac dans le Médoc, ainsi qu’au fameux village Saint-Émilion sur la rive droite. Attention, celui-ci vous dépose au pied de la colline et vous devrez marcher une vingtaine de minutes pour monter au site classé patrimoine mondial de l’Unesco. Les places ne sont pas attitrées dans les trains express régionaux et vous pouvez acheter votre ticket en ligne, au comptoir ou sur les bornes automatiques jaunes en gare.

Saint-Emilion © Vincent Bengold
Saint-Emilion © Vincent Bengold

Moyens originaux de découvrir le vignoble bordelais

De plus en plus de compagnies proposent des visites insolites du vignoble, en particulier du côté de Saint-Émilion. Au milieu des rangs de vignes, voiturette de golf, segway, VTT et bikeboard électriques font leur apparition. Vous pouvez aussi faire un tour du village et des environs en tuk-tuk ou petit train touristique avec balade commentée. Quelques véhicules de collection, comme de vieux taxis anglais, des 2CV ou des Cadillac décapotables parcourent aussi le vignoble. On aurait même aperçu des side-cars. Enfin, pourquoi ne pas prendre un peu de hauteur en réservant un survol en montgolfière au lever du jour ?

Cadillac tour © Vincent Micou
Cadillac tour © Vincent Micou

Visiter le vignoble de Saint-Émilion en vélo électrique

Pour profiter encore mieux des paysages et des châteaux, je vous suggère de partir en excursion à vélo aux alentours de Saint-Émilion. Les collines autour de ce village classé au patrimoine mondial de l’humanité sont les plus pittoresques de la Gironde. Préférez un vélo électrique, car c’est l’un des coins les plus vallonnés du département. Attention cependant, il n’y a pas de pistes cyclables à proprement parler dans ce secteur et vous devrez emprunter les routes de campagne. Il est préférable de prendre un guide expérimenté qui vous emmènera sur les chemins secondaires et vers les plus beaux points de vue. L’agence la plus réputée pour ce type de wine tour est Rustic Vines. Elle propose des départs de Bordeaux et de Saint-Émilion avec ses propres vélos, la visite de deux propriétés et un pique-nique inclus le midi. J’accompagne d’ailleurs beaucoup de tours pour eux, car je trouve que c’est le meilleur moyen de découvrir le vignoble, de comprendre le cycle de la vigne et de décrypter le paysage.

© Vincent Micou

Plus original, vous pouvez aussi vous aventurer sur la piste Roger-Lapépie. Il s’agit d’une ancienne voie de chemin de fer transformée en piste cyclable et qui traverse l’Entre-Deux-Mers. Une grande appellation viticole qui produit essentiellement des vins blancs secs et des vins rouges en appellation Bordeaux. En chemin, les haltes ferroviaires ont été transformées en relais touristiques et vous pourrez même découvrir la magnifique Abbaye de la Sauve-Majeure.

© Vincent Micou

Découvrir les vins de Bordeaux en restant dans la métropole

Vous ne souhaitez pas salir vos chaussures, mais découvrir les vins de Bordeaux tout en restant en ville ? C’est tout à fait possible. Pour cela, il y a d’abord l’incontournable Cité du Vin. Cela dit, elle ne traite pas spécifiquement des vins de Bordeaux, mais aborde plutôt les différents aspects culturels du breuvage. Le Musée du vin et du négoce est quant à lui focalisé sur l’histoire viticole de la ville.

Mais personnellement, l’endroit que je préfère pour approfondir mes connaissances c’est le Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux, le CIVB. Un organisme de gestion chargé de promouvoir les vins de Bordeaux. Pour cela ils ont créé deux choses, une école du vin où l’on peut réserver des sessions d’apprentissage plus ou moins longues, adaptées à son niveau, ainsi qu’un extraordinaire bar à vins où la carte change continuellement et présente la réelle diversité des appellations, tout cela à prix ultra compétitif !

Vous ne pouvez pas le louper, c’est un magnifique immeuble qui se trouve juste en face de l’office du tourisme.

Bar a vins CIVB © G.Bonnaud
Bar a vins CIVB © G.Bonnaud

Profiter d’un événement qui a lieu ce weekend-là

Tout au long de la saison, le calendrier d’événements est chargé dans le vignoble bordelais. Il y a des weekends portes ouvertes pratiquement tous les mois. En général, cela permet de visiter des propriétés plus facilement et surtout, celles qui ne sont pas ouvertes habituellement. L’occasion aussi de rencontrer quelques vignerons indépendants qui vous présenteront eux-mêmes leur production. Il y a aussi de grandes dégustations dans le centre de Bordeaux généralement organisées par le magazine Terre de Vins. Enfin, la grande messe a lieu chaque année désormais le dernier weekend de juin sur les quais de Bordeaux, c’est la Fête du Vin ! Pendant plusieurs jours, la ville est en effervescence avec feux d’artifice, pavillons de dégustations, concerts en plein air, visites de grands voiliers et de nombreuses autres animations. Les préventes de pass se fait dès le mois de décembre.

Bordeaux Fete le Vin © Christophe Correy
Bordeaux Fete le Vin © Christophe Correy

Un autre événement marquant a lieu mi-octobre, c’est le Fascinant Week-end ! Durant 4 jours jours, de nombreuses propriétés viticoles labélisées Vignobles et Découvertes vous ouvrent leurs portes à travers toute la France et bien sûr à Bordeaux. Elles proposent à cette occasion des animations et des activités inédites à faire dans le vignoble. 

© Vincent Micou

Finalement, le vignoble de Bordeaux est bien moins inaccessible que ce que l’on pourrait imaginer. Il y a des centaines de châteaux ouverts à l’œnotourisme, de la petite propriété familiale de l’Entre-deux-Mers aux Grands Crus Classés du Médoc. On peut même déjeuner ou dormir dans certains domaines dont les meilleurs sont primés d’un Best of Wine Tourism

Alors, n’attendez plus, le vignoble de Bordeaux n’est qu’à un vol de chez vous. Quant à moi, je vous attends déjà dans les vignes.

J’adore cette période, quand le vignoble se teinte de mille couleurs et qu’en même temps, la ville revêt son habit de lumière pour les fêtes de fin d’année. Faisons le point sur ce qu’il se passe à Bordeaux en ce moment et ce que l’on peut faire durant les mois d’hiver.

Marchés de Noël

Le traditionnel marché de Noël des Allées de Tourny ouvrira ses portes le 26 novembre pour une durée d’un mois. Vous sentez déjà cette agréable odeur de vin chaud, de marrons grillés et de pain d’épices ? Avec son manège iconique et ses 150 chalets de bois, c’est un passage obligé pour les fêtes de fin d’année, entre le Grand Théâtre et la Place Tourny qui vient juste d’être rénovée.

Plus original, le marché de Noël flottant de l’I.Boat. Un bateau réputé pour ses soirées électro mais qui propose bien plus d’un tour dans sa hotte. Sur l’autre rive, l’écosystème Darwin propose un marché écolo et responsable. Je ne manquerais pas d’aller faire un tour, à la nouvelle chocolaterie bio où l’on pourra voir la fabrication des tablettes, en temps réel ! Avis aux gourmands.

Exposition inédite au Parc Bordelais

Grande nouveauté cette année, le Parc Bordelais va se métamorphoser grâce à l’installation de 500 sculptures gigantesques de soie et de métal. Il s’agit en fait de lanternes traditionnelles fabriquées en France par des artisans chinois. Une trentaine de tableaux thématiques sont à découvrir dès la tombée de la nuit du 12 novembre au 2 janvier, de 18h à 22h.

Ce spectacle intitulé Lumières Légendaires nous plonge dans un univers féérique, fait de confiseries géantes et d’animaux en tout genre. Personnellement, j’ai adoré les créatures mythologiques comme les dragons et les licornes. Certains animaux sont stupéfiants de réalisme comme les abeilles qui butinent, les cerfs dans le sous-bois ou le tunnel de méduses. Un monde merveilleux qui ne manquera d’émerveiller petits et grands.

Lumières Légendaires au Parc Bordelais ©Vincent MICOU.jpg
Lumières Légendaires au Parc Bordelais ©Vincent MICOU

En même temps, la Rue Sainte-Catherine, le Cours de l’Intendance et les autres belles avenues de la capitale girondine recevront leurs illuminations.

Bassins de Lumières

Depuis son ouverture en 2021, le Bassin de Lumières ne désemplit pas. Cet espace culturel invraisemblable vous propose une expérience totalement inédite : un spectacle son et lumière projetée sur les murs anti-bombardement de la base sous-marine ! Les tableaux se reflètent dans l’eau où stationnaient les sous-marins italiens et allemands, durant la Seconde Guerre mondiale. Une petite cinématique d’ouverture m’a d’ailleurs donné des frisons, quand on voit un de ces submersibles rentrer dans la cale.

Jusqu’au 2 janvier, on y découvre les plus belles œuvres des peintres impressionnistes : Monet, Renoir, Chagall, Pissarro … Leurs toiles y sont décomposées, mises en scène en musique pour révéler tous leurs détails ainsi que le génie de leur auteur. En soirée, ce sont Gustave Klimt et Paul Klee qui prennent le relais durant les nocturnes organisées généralement le vendredi et le samedi soir, ainsi que durant les vacances scolaires.

En début d’année, de nouvelles expositions originales viendront prendre le relais. Ceux qui fuient habituellement les musées ne resteront pas insensibles à ce voyage immersif dans les plus belles œuvres d’art.

Bassin de Lumières bordeaux
Bassin des Lumières ©Vincent MICOU

Saveurs du Sud-Ouest

Non loin de là, on peut faire ses courses de Noël aux Halles de Bacalan. Vous y trouverez les meilleurs produits de Nouvelle-Aquitaine comme le foie gras et les volailles du Sud-Ouest, ou bien les huîtres du Bassin d’Arcachon. Il y a aussi le fameux cannelé de Bordeaux. Un dessert qui vit le jour grâce aux religieuses qui récupéraient les jaunes d’œufs (les blancs servant à clarifier le vin) et qui parfumaient leur recette avec le rhum et la vanille provenant des îles.

Halles de Bacalan
Halles de Bacalan

En face, la boutique de la Cité du Vin ne manque pas d’idées cadeaux comme les baskets ZETA, fabriquées à base de résidus de raisin, mais aussi des coffrets œnologiques bien sûr. À chaque fois que j’y vais, je ne résiste pas à l’envie d’acheter une bouteille dans cette cave impressionnante qui compte des centaines de références de vin du monde entier.

Ensuite, on peut poursuivre son shopping le long des quais de Bord’eau Village (anciennement Quai des Marques). On y trouve des boutiques dégriffées, mais aussi une épicerie de produits locaux (L’Échoppe de la Lune) et quelques bars restaurants. Il parait que les chocolats chauds de chez Lindt font fureur à cette période de l’année. Ce n’est pas ma femme qui dira le contraire.

Heures dorées sur les quais

Les passants ne manquent pas d’admirer le coucher de soleil sur la Garonne et le magnifique pont levant Jacques-Chaban-Delmas. Mais le meilleur endroit pour observer ce spectacle c’est depuis une embarcation. Vous pouvez prendre le Bat3, un bateau de transport public qui fait la liaison entre différents pontons des deux rives (Stalingrad, Quinconces, Les Hangars, la Cité du Vin et Lormont). Un moyen économique de faire une balade sur le fleuve.

coucher de soleil sur la Garonne
Coucher de soleil sur la Garonne ©Vincent MICOU

Croisière sur le Port de la Lune

Pour une soirée romantique, je vous recommande toutefois de réserver un dîner croisière à bord du Sicambre. Un véritable restaurant flottant où tout est préparé à bord, à base de produits frais et locaux. Il vous offrira deux heures de balade fluviale, le long des façades illuminées de la ville de Bordeaux, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

Saviez-vous que cette partie de la Garonne est encore soumise au phénomène de marée ? Cela nous rappelle que l’estuaire de la Gironde et l’Atlantique ne sont pas si éloignés. Toute la richesse de la ville s’est construite autour de ces rives courbées, qui lui valent le surnom de Port de la Lune. J’aime imaginer les grands voiliers et les bateaux à vapeur qui déchargeaient ici leurs marchandises, avant d’exporter nos tonneaux de vin vers le monde entier.

Aujourd’hui, le port commercial se trouve plus en aval. Il n’y a plus que les bateaux de croisières qui profitent de la vue. Les bordelais sont heureux d’avoir retrouvé les quais de Bordeaux, de pouvoir s’y balader, pique-niquer, courir et faire du vélo entre les deux rives. Par alternance, on organise chaque année au mois de juin une grande fête du fleuve ou du vin, entre le Miroir d’eau et les Hangars. Il y a toujours des navires d’exception à cette occasion.

fête du fleuve bordeaux
Bordeaux Fete le fleuve ©Vincent MICOU

Candlelight Bordeaux

En attendant de pouvoir festoyer en extérieur, je vous propose de profiter d’un concert étincelant à la lumière des bougies. Un concept déjà décliné dans plusieurs grandes villes du monde, mais qui connaît un grand succès à Bordeaux. Le magnifique Palais de la Bourse accueillera bientôt un hommage à Michael Jackson (22 déc), Vivaldi (29 déc) et Mozart (30 décembre). Mais d’autres lieux d’exception comme la Faïencerie ou l’Église Notre-Dame reçoivent aussi des concerts Candlelight. N’hésitez pas à consulter le programme régulièrement, car il y en a toute l’année.

EventCandlelight Bordeaux - ph @fever Events
EventCandlelight Bordeaux – © Fever Events

Océan de Lumières

Pour se réchauffer au cœur de l’hiver, rien de tel qu’un bain d’extérieur fumant à 34 degrés. Mais l’expérience est d’autant plus agréable à vivre à la nuit tombée, entouré par des centaines de lanternes miroitantes. C’est que nous proposent les bains aquatiques Calicéo de Bordeaux-Bruges durant leurs nocturnes du jeudi soir, d’octobre à mars. Un lieu légèrement excentré mais idéal pour se relaxer.

Ensuite, on peut faire un hammam aux huiles essentielles d’eucalyptus pour soulager sa peau et ses poumons, qui sont mis à rude épreuve durant cette période. Puis je vous conseille de finir par le sauna, pour vous réchauffer et vous détendre en profondeur. Mais si vous souhaitez éviter les chocs thermiques, optez pour le sanarium et sa chaleur plus douce.

ocean de lumieres bordeaux
Océan de lumières ©Calicéo Bordeaux

Bordeaux n’a pas fini de nous séduire même durant l’hiver. Certains disent que la lumière blanchâtre de cette saison est la meilleure pour découvrir son architecture de pierre blonde. Peu de chance d’y voir la neige, mais c’est une ville gourmande et festive, qui ne manquera pas de vous émerveiller.

Rendez-vous à Bordeaux

Si le rôle premier du phare de Cordouan était de sécuriser l’embouchure de l’estuaire de la Gironde, il a largement dépassé cette fonction purement utilitaire. Son architecture fait de lui un bâtiment unique qui séduit les visiteurs.

Le phare de Cordouan était intitulé le phare des rois, il vient de recevoir de l’Association internationale de signalisation maritime le titre de « Phare de l’année 2019 », une première lancée à l’occasion de la journée mondiale des aides à la navigation. Et cette année, la France a proposé le phare de Cordouan à l’inscription au Patrimoine Mondial de l’humanité pour 2020. Un comité de soutien a été monté et Cordouan est soutenu sur les réseaux sociaux par le hashtag #UNESCORDOUAN.




Ce bâtiment hors norme mérite bien une telle reconnaissance. Il est difficile d’imaginer que cette construction, au milieu de la mer, non visible depuis les côtes ait fait l’objet de tant de soin dans sa construction. En pierre et sculpté de toutes parts, ce phare a été commandé par Henri III en 1584 qui confie le chantier à Louis de Foix. Sa construction se termine en 1611 mais les travaux reprennent entre 1786 et 1789 pour lui ajouter 20 mètres supplémentaires. Il culmine donc à 67,50 mètres. Autre particularité, il est le seul phare au monde en mer habité de façon ininterrompue par des gardiens et qui se visite.

Deux options de départ : depuis Port Médoc en Gironde avec La Bohème ou depuis Royan en Charente-Maritime, de l’autre côté de l’estuaire, avec La Sirène. Les visites se font à marée basse et donc à des horaires variables. Je suis partie de Port Médoc, distant de 8 kilomètres du phare, dans un bateau qui peut transporter une centaine de passagers. Un peu avant d’arriver, je suis passée dans la navette amphibie qui m’a amenée juste en face de la porte d’entrée du phare. La navette fait plusieurs rotations depuis le bateau pour acheminer tous les visiteurs. Pour revenir, la marée ayant continué à descendre, j’ai emprunté un chemin cimenté qui part du phare sur quelques centaines de mètres et qui n’était pas visible à mon arrivée. J’ai ensuite sauté entre les flaques et les rochers pour retrouver la navette amphibie qui nous attendait sur un banc de sable, avant de reprendre le bateau direction Port Médoc.



Entre temps, j’ai visité ce monument unique qui fait l’objet de restaurations continues pour réparer les outrages de la mer et du vent. Je suis partie à l’assaut de ses 301 marches, chaque niveau offrant son lot de découvertes : le vestibule dans un coin duquel j’ai aperçu l’ancienne chambre des gardiens, l’appartement du roi alors qu’aucun roi n’y est jamais venu. Le fait de sculpter les MTL pour Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche n’a pas suffi à inciter le monarque à venir. Plus haut, la chapelle au sol en marbre de Sainte-Anne avec ses pilastres corinthiens et ses vitraux. Cette fois, on peut découvrir les monogrammes d’Henri III et d’Henri IV ainsi que le buste de Louis de Foix. On y célèbre encore quelques messes. La salle des Girondins a été créée au moment de la surélévation. Son large escalier en pierre étonne par son ampleur dans un tel bâtiment. Vient ensuite la salle d’éclairage où étaient entreposés le matériel d’éclairage et juste avant d’arriver à la coursive pour admirer le panorama, l’ancienne salle de travail des gardiens avec son bureau. Toute ronde, elle est habillée de bois du sol au plafond. En redescendant, je suis passé par l’appartement de l’ingénieur, entièrement lambrissé de chêne qui se trouve dans la couronne du phare, au rez-de-chaussée. Une petite promenade en mer et un grand voyage dans le temps avec le phare de Cordouan.

Le quartier de Bacalan, à Bordeaux, qui s’étire le long de la Garonne est en pleine reconquête après avoir été longtemps boudé par les Bordelais traditionnels, le jugeant trop populaire. Ce statut de terra incognita lui a permis d’accueillir des expériences artistiques hors des sentiers battus.

Si désormais Bacalan voit les grues s’agiter dans son ciel pour construire de nouveaux bâtiments un peu dans tous les sens, le quartier conserve encore une dose de marginalité mêlant tradition, oubli, décalage et initiatives artistiques qui en font son charme. Il suffit de pousser un peu plus loin que la Cité du Vin pour s’y engager.

Les Vivres de l’Art reflètent bien l’esprit de ce quartier improbable où fleurissent les tags. Les Vivres de l’Art ont été créés il y a une dizaine d’années par l’artiste Jean-François Buisson  qui a investi des bâtiments historiques, deux pavillons en pierre des anciens Vivres de la Marine, place Victor Raulin. Ceux-ci avaient été construits entre 1786 et 1789 par Joseph Teulère pour abriter les denrées de la Marine arrivées ou expédiées par le port de Bordeaux. Le bâtiment principal qui leur fait face avec son beau fronton dans lequel un arbre a poussé est en ruine, sans toit et sans fenêtres, bien que le tout soit classé « Monuments Historiques ». La restauration des deux pavillons occupés par les Vivres de l’Art vient de s’achever. Les portes en métal rouillé, travaillé par Jean-François Buisson sont toutes différentes les unes des autres avec des découpes, des creux et des reliefs très graphiques.







Il a aussi installé des sculptures spectaculaires sur l’ensemble du site. Et pour animer le lieu, il invite des artistes résidents dans ses ateliers. Il accueille aussi des événements, des défilés de mode ou des performances. Une façon de faire vivre la création contemporaine.

Entre les deux pavillons, un ancien blockhaus construit pendant la Seconde Guerre mondiale sert de terrasse à un café. Et partout, sous les grands arbres, des tables sont installées pour se rafraîchir ainsi que des bancs sculptures pour s’imprégner de l’atmosphère du lieu.





Localisation : ici

En quelques jours, Bordeaux a enrichi son offre muséale avec la réouverture du Muséum et la création de nouvelles salles au musée d’Aquitaine. Deux initiatives qui permettent de mieux comprendre Bordeaux, son histoire et son environnement.

Cela faisait dix ans que les Bordelais étaient privés de Muséum. C’est dire s’ils étaient impatients de le retrouver. Le Muséum, c’est déjà un magnifique bâtiment, un hôtel particulier construit en 1778 pour Nicolas de Lisleferme dans l’enceinte du Jardin Public. Il faisait partie des promenades des petits Bordelais qui venaient jouer dans ce parc. Les collections y étaient exposées depuis 1862. Durant 10 ans, le bâtiment a été rénové, adapté. En attendant, un entrepôt de 1 000 m² avait été construit pour héberger les animaux et leur refaire une beauté. Sur une collection de plus d’un million de spécimens, 3 492 seulement sont exposés pour mieux classer, expliquer, offrir une meilleure visibilité. Les espaces d’exposition sont à la fois scientifiques et ludiques. L’ouïe est aussi stimulée avec des bruits à l’entrée des salles. Ainsi on entend le clapotis de la mer, le ressac et jusqu’à la grosse vague qui déferle.



Au rez-de-chaussée, on retrouve Miss Fanny, la mascotte de toujours du Muséum, un éléphant d’Asie qui faisait partie d’un cirque et qui est morte à Bordeaux en 1892 où elle a été adoptée. Et, pour jouer sur les contrastes, on a installé à ses pieds une minuscule musaraigne. Au premier étage, c’est le littoral aquitain qui est mis en vedette avec une reconstitution époustouflante des piquets à huîtres du Bassin d’Arcachon, fichés dans de la vase plus vraie que nature, recréée par une artiste. Le deuxième étage, la galerie Souverbie est magique. Sous le squelette d’une baleine sont installés des animaux du monde entier : ours blanc, girafe, dromadaire, hippopotame.  Les vitrines du 19e restaurées présentent toutes sortes d’animaux comme le petit ours brun des Pyrénées, dont l’espèce d’origine a disparu, ou l’imposant dogue de Bordeaux. Et il y a quelques salles clins d’œil comme Mange-moi si tu peux, le Paradis des dentistes ou Tous les bébés, un espace dédié aux enfants. Pour aller plus loin dans la compréhension, 22 bornes interactives, 18 écrans vidéo et 10 stations d’écoute sont mises à la disposition du public.



Plus d’infos : http://www.museum-bordeaux.fr/
Adresse : Hôtel de Lisleferme – 5 place Bardineau – 33000 Bordeaux

Horaires : ouvert du mardi au dimanche

Horaires d’été, d’avril à septembre : 10h30-18h

Horaires d’hiver, d’octobre à mars : 10h30-17h30

Fermé le lundi – Fermé les jours fériés sauf le 14 juillet et le 15 août

Le musée d’Aquitaine a lui aussi fait appel au multimédia avec 8 grands panneaux de projection, 14 bornes interactives et 5 000 documents d’archives numériques pour mettre en scène ses salles 20e et 21e siècle. Une approche immersive qui laisse à chacun le choix d’aller plus ou moins loin dans le degré de compréhension de la région. Des salles qui apportent un nouvel éclairage aux Aquitains qui ne connaissent pas tous les atouts de leur région, comme aux visiteurs auxquels elles serviront de point de départ pour partir à la découverte de la Nouvelle-Aquitaine, vaste territoire dont les limites ont été élargies il y a quelques années. La diversité des paysages est importante, du littoral à la forêt en passant par la montagne avec des activités traditionnelles telles que la viticulture, la sylviculture et l’agriculture. Des industriels ont fait don de maquettes comme le CEA CESTA avec sa maquette de sphère de laser mégajoule rose vif, Dassault avec le Rafale C Monospace ou Safran Helicopter avec le moteur Arriel. L’exposition montre la transformation de la métropole bordelaise en quelques années et la présentation du secteur aéronautique et spatial, un secteur économique de premier plan, qui fera rêver petits et grands. Car Bordeaux et sa région ne se résument pas à de belles cartes postales. Le musée fait aussi un retour sur lui-même. Occupant les locaux de l’ancienne faculté des lettres et des sciences de Bordeaux, il expose le moulage en plâtre de Pallas de Velletri taguée en noir par les étudiants à l’occasion des manifestations de Mai 68.





Plus d’infos :http://www.musee-aquitaine-bordeaux.fr/
Adresse : 20 Cours Pasteur, 33000 Bordeaux, France
Horaires : Ouvert du mardi au dimanche – de 11h à 18h

Fermé lundis et jours fériés – Ouvert 14 juillet et 15 août

Si, pendant de longues années, les Bordelais n’ont pas eu accès à la Garonne en raison de l’activité portuaire, des hangars et des grilles qui faisaient barrage, ils se rattrapent maintenant grâce aux nouveaux aménagements et à Bordeaux Fête le Fleuve.

Bordeaux Fête le Fleuve est un acte symbolique de réappropriation de la Garonne et des quais devenus accessibles. Cette grande manifestation populaire a lieu tous les deux ans, en alternance avec Bordeaux Fête le Vin. Pour sa onzième édition, elle s’associe à la saison culturelle de Bordeaux « Liberté ! Bordeaux 2019 » imaginée autour de l’ «Esprit des Lumières ». Cette notion de liberté est  aussi mise en relation les grands espaces girondins.

Bordeaux Fête le Fleuve qui se déroule du 20 au 23 juin 2019 marquera le lancement de cette saison culturelle. D’où, notamment, les « Entretiens de la Liberté » à la Station Ausone de la Librairie Mollat en accès libre (sur les thèmes de la liberté artistique, des femmes ou des religions). A voir aussi Horizon Liberté ! Prendre la mer pour vivre libre…, une exposition organisée au Musée de la Mer et de la Marine jusqu’à la fin octobre ou Les Bateaux de la Liberté, une autre exposition installée sur les quais du 20 au 23 juin et montée par les Dossiers d’Aquitaine. Cet accrochage présentera les différentes embarcations au service de la Liberté qui ont été utilisées pour transporter des migrants, des réfugiés espagnols ou fuir les nazis.

Plus ludiques, des concerts gratuits seront proposés sur la Place des Quinconces, en fin de journée. Il y en aura pour tous les publics (Carmina Burana, l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine accompagné par 380 choristes, Zazie, Jeremy Frérot…). Mais Bordeaux Fête le Fleuve est aussi le rendez-vous des grands voiliers avec la présence du Kruzenshtern, du Sedov, tous deux russes, du Skeaf, du 7ème continent qui lutte contre la pollution plastique français, des embarcations françaises, ou du Zenobe Gramme, le seul voilier de la Marine Royale Belge ! Et ces navires sont ouverts à la visite. Mais il faut être rapide car, dès le 23 juin, dans la soirée ils remettront les voiles et quitteront Bordeaux. Réservation (5 euros pour les adultes, gratuit pour les moins de 6 ans) à effectuer sur le site de l’Office du Tourisme de Bordeaux. Et pour magnifier le fleuve le soir, des feux d’artifices sont programmés le jeudi 20 et le samedi 22 juin à 23 heures, sur le thème de la faune et de la flore.


Les festivités ne se concevant pas à Bordeaux sans quelques gourmandises à grappiller. Des cabanes gastronomiques vendant des produits locaux seront installées sur les quais, tandis le vin blanc sera mis à l’honneur avec une fête qui lui sera tout particulièrement dédiée (à raison de 10 euros pour trois dégustations avec le verre et son étui). Et au Jardin Botanique, sur la rive droite de la Garonne, deux repas seront imaginés par plusieurs chefs.

Localisation : voir le plan ici

© picture Marc C.

Impossible de venir à Bordeaux sans apercevoir le Grand-Théâtre. Non loin des quais, il est le point de convergence de grands axes de la ville. Sa taille et sa majesté en imposent. Sa programmation de qualité, dynamique et imaginative en font un acteur de la culture du XXIème siècle.

Bien que le Grand-Théâtre désigné aussi sous le nom d’Opéra National de Bordeaux (ONB), bâtiment et fonction étant intimement mêlés, soit une institution, ce lieu de culture est aussi un lieu de divertissement largement ouvert aux publics variés. Il a ainsi accueilli  Tango à l’Opéra, une opération avec des démonstrations, des cours et des conférences de Tango. On est loin de l’univers des «matinées classiques » auxquelles j’assistais, en tant que jeune collégienne devant se familiariser avec le répertoire des tragédies et des comédies au programme scolaire de l’année.

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Sans perdre de son aura, le Grand-Théâtre a su évoluer avec son temps, tout en restant toujours dans l’excellence. Son architecture est fascinante avec ses douze colonnes corinthiennes à l’avant de la façade et formant une galerie. Elles sont surmontées par douze statues, muses et déesses des arts, pour la plupart. Les statues sont l’œuvre de Pierre Berruer mais l’ensemble du bâtiment a été imaginé par Victor Louis qui a offert un projet à la hauteur des ambitions du Gouverneur de Guyenne et des jurats bordelais. Depuis 1780, année de son inauguration, le Grand-Théâtre a vu défiler mélomanes et amateurs de ballets toujours éblouis par son élégant vestibule et son grand escalier éclairé par un oculus. Il pilote et fait partie de la Route des Théâtres Historiques de France.

Au fil du temps, le bâtiment a été restauré et adapté. Par exemple, la grande salle qui a retrouvé ses couleurs d’origine le bleu, le blanc et l’or-couleurs de la royauté et non plus le rouge- n’accueille plus que 1114 places et non plus 1700 pour plus de confort. Et la « petite » salle de concert de 700 places destinée à la musique de chambre a été transformée en grand foyer. Restauré récemment, il a retrouvé l’éclat de ses ors. Plus grand employeur de spectacle vivant hors Paris, l’ONB compte 400 salariés dont 200 artistes. L’établissement a conservé costumiers, couturiers et décorateurs. La programmation est variée avec de la musique lyrique, symphonique, baroque, des récitals de piano, des ballets et du jazz. Il utilise aussi l’Auditorium, un bâtiment contemporain situé non loin de là, qui possède la plus grande fosse d’orchestre d’Europe.




L’ONB s’intéresse au jeune public et lui consacre 15 spectacles spécifiques par an. Il propose aussi L’opéra en baskets pour les moins de 28 ans qui peuvent assister à certaines représentations et rencontrer les artistes au cours d’un cocktail. Dans les mois à venir, l’ONB accueillera Renaud Capuçon et David Fray qui interprèteront des sonates de Bach et de Beethoven, Daniel Barenboim ou Nathalie Dessay. Pour visiter le Grand Théâtre de Bordeaux, il est nécessaire de faire une réservation préalable.

Localisation : Voir le plan ici

La première édition de Bordeaux SO GOOD, festival de la gastronomie et de l’art de vivre, avait été lancée presque timidement il y a cinq ans. L’initiative a connu un tel succès qu’elle est reconduite depuis. Fin novembre, Bordeaux SO GOOD est désormais le rendez-vous des gourmands, des gourmets et des curieux.

La première édition de Bordeaux SO GOOD, SO signifiant si en anglais ou reprenant les initiales de sud-ouest, m’avait emballée. Le concept est original et correspond bien aux attentes des Bordelais et des Aquitaines qui sont traditionnellement des bons vivants. La Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux qui s’est entourée de plusieurs partenaires pour organiser trois jours de festivités a arrêté les dates du 16 au 18 novembre, cette année. Un week-end durant lequel Bordeaux se transforme en capitale internationale de la gastronomie.


C’est le chef Pierre Gagnaire qui sera le parrain de cette cinquième édition et entraînera dans son sillage une centaine de chefs. Ils s’affaireront aux fourneaux dans tous les coins de Bordeaux. Mais, quel que soit le budget dont on dispose, tout le monde est susceptible de participer : on peut goûter une bouchée ingénieuse mariant des ingrédients inattendus ou participer à des dîners fastueux en passant par des déjeuners à la bonne franquette. Et pas d’exclusion, tous les produits sont représentés, du salé au sucré.



Obligatoire, un passage au Hangar 14, au bord de la Garonne, rebaptisé pour l’occasion « Halle gourmande » et transformé en marché géant qui  accueille de multiples manifestations. Moment fort à ne pas rater, la vente de la Criée d’Arcachon qui se délocalise à Bordeaux. On peut repartir avec son lot de poissons frais acheté aux enchères. Et pour savoir comment bien préparer tous ces produits du terroir, des travaux pratiques sont prévus pour les grands, comme pour les petits avec des ateliers de cuisine. Les itinéraires gourmands avec dégustation à chaque halte font aussi partie des incontournables de Bordeaux SO GOOD. Et pour les plus sérieux, des débats sont organisés sur le thème de la nourriture, du plaisir, du bien-manger, de l’art de vivre, l’agriculture durable ou de la biodiversité.



Les propositions sont multiples et il faut préparer le week-end en avance pour s’organiser au mieux. Certaines manifestations sont en entrée libre, d’autres sont payantes. Le Pass à acheter à l’avance

sur le site de Bordeaux SO GOOD ou sur place permet de tester des créations culinaires originales. Mais surtout, pour la Nuit des banquets, il faut absolument réserver sa place sur le site de Bordeaux SO GOOD à partir du 25 septembre. Une quinzaine de banquets organisés chacun par un chef prestigieux et dans un lieu inattendu, comme une libraire ou un musée, sont très courus. Les places s’arrachent dès l’ouverture de la billetterie. Le cadre, le menu, les vins qui l’accompagnent expliquent cet engouement qui ne se dément pas d’une édition à l’autre. Pour les audacieux, un banquet dans le noir est prévu. Et cette année, le pays invité sera l’Italie. Un mariage qui s’annonce exceptionnel entre les saveurs méditerranéennes et la gastronomie du sud-ouest.

Localisation : Voir sur le plan ici.

Bordeaux et ses saveurs

J’ai découvert deux nouvelles adresses à Bordeaux qui me renvoient à des sensations d’autrefois. Comme elles ne sont pas très loin l’une de l’autre, je peux facilement faire une visite groupée quand je me rends dans ce secteur. Les Chartrons bien connus et prisés, à Bordeaux, où se trouvaient les négociants en vin se prolongent  par le quartier de Bacalan. Ce quartier de Bacalan que les bourgeois bordelais ont longtemps méprisé et jugé trop populaire commence à trouver grâce à leurs yeux. La Cité du Vin, à l’articulation des Chartrons et de Bacalan, a été un révélateur. Tout cela est à proximité de la Garonne.

Les hangars du port de la lune

Les anciens hangars portuaires, le long de la Garonne, ont été aménagés, en 2007, en zone commerciale, Quai des Marques, avec des magasins d’usines et des cafés. Anna Pédelaborde y a implanté en fin d’année dernière sa boutique, l’Echoppe de la Lune, en référence au port de la lune, nom qui est aussi donné à Bordeaux en raison de la forme en croissant de lune que prend la Garonne quand elle traverse la ville. Cette épicerie historique et gourmande est faite pour titiller le regard, le nez et les papilles. On y retrouve les produits créés à Bordeaux, à commencer par la liqueur Marie Brizard élaborée depuis 1755. L’accueil y est chaleureux et j’aime y aller pour retrouver les produits de mon enfance ou découvrir d’audacieuses nouveautés.

A l’Echoppe de la Lune, on suit la chronologie. On commence avec la liqueur Marie Brizard, la moutarde Louit, le vinaigre Tête Noire,  les conserves et on finit avec la Vodka Pyla et le whisky Moon Harbour en passant par les sirops Meneaules pâtés et les plats cuisinés Lou Gascoun , les boissons chocolatées Cacolac, les poudres à dessert Jock, l’apéritif Lillet ou les Savons de Bordeaux. Le mobilier est assorti à l’époque avec une grande armoire bordelaise pour les produits les plus anciens jusqu’à des étagères ou des buffets plus contemporains pour les nouveaux venus. Chaque produit a son petit panneau de présentation. L’ensemble est décoré de faïences Vieillard, on y trouve même le livre que Jacqueline du Pasquier a consacré à cette manufacture.







Le renouveau des halles

Avec les Halles de Bacalan, c’est le retour aux halles d’antan mais avec un petit coup de jeune. Il n’y a qu’à voir l’architecture du bâtiment qui fait face à la Cité du vin pour comprendre. Des artisans producteurs s’y retrouvent pour offrir du local, du bon, parfois du bio ou du végétarien mais aussi des stands de produits italiens ou espagnols parce que la gastronomie de ces pays est savoureuse et goûteuse. J’aime la touche d’humour des noms de certains stands comme Les Requins Marteaux, Garg’Antoine ou La Mouette Rieuse. On y fait son marché bien évidemment mais on peut aussi rester plus longtemps dans cette ambiance bon enfant en dégustant une partie de ses courses sur place : assiettes de charcuterie ou pizza, par exemple. Solution de facilité, la brasserie avec vue directe sur la Cité du Vin.





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